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Torture: l'ONU évoque plusieurs préoccupations face aux États-Unis

28/11/2014 12:18 EST | Actualisé 28/01/2015 05:12 EST

GENÈVE - La brutalité policière, les interrogatoires militaires et les conditions qui prévalent dans les prisons américaines sont évoqués par un comité des Nations unies qui en vient à la conclusion que les États-Unis ne respectent pas entièrement un traité international contre la torture dont ils sont signataires.

Le rapport du Comité des Nations unies contre la torture, qui se penchait sur la performance des États-Unis pour la première fois depuis 2006, s'inquiète de plusieurs incidents de brutalité policière, notamment en ce qui concerne le traitement des minorités visibles par les policiers de la ville de Chicago.

Le comité a aussi demandé que les policiers fassent preuve de plus de retenue dans l'utilisation de leurs pistolets électriques de type taser.

Le document critique également les États-Unis en ce qui concerne les interrogatoires militaires, les conditions de détention dans les prisons à sécurité maximale, le traitement des immigrants illégaux et la mise en isolement des détenus. Il réclame des lois fédérales pour définir et interdire la torture, y compris en ce qui a trait aux individus détenus à Guantanamo et au Yémen.

Il demande aussi la fin des techniques d'interrogation qui incluent la privation de sommeil ou sensorielle.

Le comité onusien étudiait le respect des États-Unis de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Cette convention a été adoptée en 1987 et ratifiée par Washington en 1994.

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