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Népal : début d'un sacrifice de masse d'animaux malgré les protestations (PHOTOS)

28/11/2014 05:32 EST | Actualisé 28/11/2014 05:35 EST
Omar Havana via Getty Images
BARIYARPUR, NEPAL - NOVEMBER 28: (EDITORS NOTE: Image contains graphic content.) A devotee slaughters a water buffalo during the celebration of the Gadhimai festival on November 28, 2014 in Bariyarpur, Nepal. Over two million people attended this year's Gadhimai festival in Nepal's Bara Disctrict. The festival is held every five years at the Gadhimai temple of Bariyarpur and is the world's largest slaughter of animals, during which thousands of water buffaloes, pigs, goats, chickens, rats and pigeons are slaughtered in order to please Gadhimai, the Goddess of Power. (Photo by Omar Havana/Getty Images)

Des hindouistes ont commencé vendredi à sacrifier des milliers d'animaux dans une zone reculée du Népal, en l'honneur d'une déesse et malgré les protestations d'ONG de défense des animaux.

Le village de Bariyapur, près de la frontière avec l'Inde, va devenir le plus grand abattoir du monde pendant les deux jours de ce rituel, avec le sacrifice d'innombrables animaux allant du buffle au rat.

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Népal : sacrifice de masse d'animaux


"C'est très festif, tout le monde est enthousiaste", a dit le prêtre Mangal Chaudhary, qui dirige la cérémonie, depuis le site des sacrifices situé près du temple dédié à la déesse Gadhimai.

"Les rituels se sont déroulés sans incident toute la matinée et nous avons maintenant commencé les sacrifices", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les fidèles devaient commencer par sacrifier des buffles, parqués par milliers dans un grand champ adjacent au site, avant de passer à d'autres animaux.

Sita Ram Yadav, un paysan de 55 ans qui a voyagé pendant trois heures pour atteindre le village, a estimé que l'ambiance ressemblait à celle d'un "carnaval" avec la présence de milliers de fidèles.

"J'offre une chèvre à Gadhimai pour la protection de ma famille. Si on y croit, elle exauce vos voeux", dit Yadav à l'AFP.

La fête a débuté à minuit sous haute surveillance policière, avec une chèvre, un rat, un poulet, un porc et un pigeon offerts pour le sacrifice inaugural.

Quelque 1 200 policiers ont été déployés dans le village et le champ où les sacrifices ont lieu, afin de contrôler la foule qui s'est massée pour regarder.

Des croyants surexcités ont tenté d'escalader un mur haut de 1,50 mètre érigé autour du site, la police s'activant pour empêcher tout heurt entre les hindouistes et les défenseurs des droits des animaux. La vente d'alcool a été interdite pendant ce festival.

Quelque 300 000 animaux avaient été décapités ou égorgés lors de la précédente édition en 2009, faisant de l'événement le plus grand sacrifice d'animaux au monde jamais organisé sur un seul site.

Les défenseurs des animaux accusent les autorités du temple de "tirer profit de la croyance des gens". "Ils extorquent de l'argent au nom de droits d'entrée, de parking etc..", dit Manoj Gautam, président de l'ONG Animal Welfare Network Nepal, venu pour protester contre ce rituel.

Selon la légende, les premiers sacrifices à Bariyapur ont été organisés il y a plusieurs siècles quand la déesse hindoue Gadhimai est apparue en rêve à un prisonnier et lui a demandé de construire un temple en son honneur. Libéré de ses fers, l'ex-détenu érigea le temple.

Une campagne avait été lancée pour interdire cette fête avec le soutien de l'actrice britannique Joanna Lumley et le renfort de Brigitte Bardot qui a écrit au président népalais pour qu'il mette fin à "une tradition cruelle".

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