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Le prix de l'essence chute avec celui du brut, mais la faiblesse du huard nuit

28/11/2014 05:49 EST | Actualisé 28/01/2015 05:12 EST

CALGARY - Avec le prix du pétrole brut à son plus faible niveau en plus de quatre ans, les consommateurs sont gagnants à la pompe mais leurs économies sont un peu atténuées, notamment par un dollar plus faible, selon un expert du secteur de l'énergie.

Roger McKnight, de la firme ontarienne En-Pro International, à Oshawa, affirme que les automobilistes canadiens profitent de prix plus bas à la pompe, même si, en raison de structures de taxes et de dynamiques de marché différentes, certains paient beaucoup plus que d'autres.

Le prix moyen d'un litre d'essence à Edmonton est d'environ 96 cents, selon les chiffres du site internet Gasbuddy.com.

Selon M. McKnight, une baisse d'environ 3 cents le litre aura probablement lieu dimanche, ce qui placera le coût du litre à Ottawa sous la barre du dollar.

Mais à l'autre bout du spectre, les stations d'essence de Montréal affichaient des prix moyens à 1,24$ le litre et celles de Vancouver, à 1,21$ le litre.

Les fluctuations des taux de change représentent des vents contraires pour les consommateurs canadiens, a noté M. McKnight, parce que les produits énergétiques ont tendance à être achetés et vendus en dollars américains.

Vendredi, le dollar canadien valait 87 cents US.

Et les entreprises qui sont actives à la fois dans les champs pétrolifères et dans les raffineries vont chercher à accroître leurs marges de profit.

«Je ne sais pas pendant combien de temps les pétrolières pourront soutenir cela parce que je crois que les marges de raffinage doivent commencer à être assez minces», a dit M. McKnight.

«Si elles commencent à avoir des difficultés en amont avec cette guerre de prix du pétrole brut qui bat son plein, elles vont compenser cela en ne refilant pas autant de réductions en aval, alors le consommateur ne verra pas tant d'économies.»

Le prix de référence du baril de pétrole américain — utilisé pour l'essence et d'autres produits — est en baisse de plus de 30 pour cent depuis l'été et il a perdu vendredi 7,54 $ US pour clôturer à 66,15 $ à la Bourse des matières premières de New York.

Et avec la décision jeudi de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de maintenir la production à 30 millions de barils par jour plutôt que de la diminuer pour limiter la baisse des prix, il n'y a pas grand-chose pour stimuler le brut à court terme.

M. McKnight a qualifié la décision de l'Opep d'«avertissement» destiné aux producteurs de pétrole de schiste en Amérique du Nord qui ont ajouté des volumes importants au marché.

Mais il ne croit pas que l'Opep pourra maintenir ces niveaux indéfiniment.

«Je crois que l'Opep va devoir tenir une rencontre d'urgence d'ici trois mois parce que 9 des 12 membres ont besoin d'un baril à 100 $ US pour équilibrer leurs budgets et offrir des services sociaux à leur population. Alors je ne crois pas que cette situation puisse durer beaucoup plus longtemps.»

Les actions des sociétés pétrolières canadiennes ont écopé après la décision de l'Opep. Le secteur de l'énergie de la Bourse de Toronto a plongé jeudi de sept pour cent,

Jeudi, l'indice d'énergie de la bourse de Toronto avait chuté de près de sept pour cent, avant de perdre un autre 2,3 pour cent vendredi.

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