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La Thaïlande pourrait interdire la maternité de substitution

28/11/2014 04:45 EST | Actualisé 28/01/2015 05:12 EST

BANGKOK - En Thaïlande, le Parlement intérimaire a approuvé le principe d'une loi qui interdirait le recours à la maternité de substitution commerciale, a indiqué un député, vendredi.

En vertu de la nouvelle politique, qui a été adoptée en première lecture jeudi, les couples ne pourraient plus demander à une femme de porter leur enfant en échange d'une rémunération.

Le pays a été secoué par plusieurs scandales plus tôt cette année. Des Australiens avaient ramené chez eux leur bébé porté par une Thaïlandaise, mais ils avaient laissé derrière son jumeau, atteint de trisomie 21. On a aussi appris qu'un Japonais était le père d'au moins 16 bébés nés de mères porteuses en Thaïlande.

Le gouvernement intérimaire mis en place après le coup d'État militaire s'était engagé à proscrire la maternité de substitution. Les contrevenants pourraient se voir imposer une peine maximale de dix ans de prison.

À l'heure actuelle, la Thaïlande est l'un des rares pays à ne pas interdire spécifiquement la maternité de substitution commerciale. Le Conseil médical de la Thaïlande défend à ses médecins d'effectuer ces interventions, au risque de perdre leur permis.

Toutefois, ces pénalités ont été rarement appliquées et aucun règlement précis ne régit les agences de maternité de substitution ou les mères porteuses, ce qui permet le recours à cette pratique.

Il s'agit d'une destination populaire pour les couples de l'Australie, de Hong Kong et même des États-Unis. Le coût moyen pour recourir à une mère porteuse en Thaïlande est de 50 000 $, alors qu'il est de 150 000 $ aux États-Unis.

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