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Ottawa a tenu compte de la baisse du pétrole dans ses prévisions, dit Oliver

27/11/2014 01:51 EST | Actualisé 27/01/2015 05:12 EST

TORONTO - Le ministre des Finances, Joe Oliver, affirme que le gouvernement fédéral a déjà tenu compte de la baisse draconienne des prix du pétrole dans ses prévisions financières.

En conférence de presse à Toronto, jeudi, le ministre a expliqué avoir tenu pour acquis que les prix demeureraient bas pour toute la période couverte dans ses prévisions, une approche qu'il qualifie de «plutôt conservatrice».

Joe Oliver a tenu ces propos peu avant que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) annonce que la production serait maintenue au niveau actuel, malgré la chute de prix engendrée par l'offre excédentaire.

M. Oliver a refusé de discuter de la tendance des prix du pétrole, mais a dit estimer que «les principaux risques pour le Canada sont externes».

Le ministre des Finances a rencontré la presse, jeudi, avant sa première consultation prébudgétaire à Toronto, à laquelle étaient conviés des membres des banques canadiennes, de l'industrie minière et d'autres groupes spécialisés de même que d'entreprises technologiques comme Facebook et AirBnB.

Au cours des prochaines semaines, M. Oliver visitera sept autres villes à travers le pays — dont Québec, Saint-Jean de Terre-Neuve et Moncton — pour y tenir d'autres consultations.

Les prix de l'habitation seront l'un des sujets abordés en table ronde, bien que M. Oliver ait répété qu'Ottawa ne prendrait aucune mesure pour protéger le marché.

«Nous ne croyons certainement pas que la situation actuelle exige que l'on fasse un geste majeur», a-t-il dit.

«L'objectif à long terme est de réduire graduellement l'exposition des contribuables au marché immobilier, mais nous n'avons pas de plan spécifique.»

Le ministre a fait ces commentaires au lendemain de l'avertissement du Fonds monétaire international (FMI), qui estime que le marché de l'immobilier et la dette des ménages sont les principaux risques à l'économie du Canada.

Un responsable du FMI a déclaré mercredi que le marché canadien de l'habitation était surévalué d'environ 10 pour cent à l'échelle nationale et que, dans certaines régions, cette surévaluation pouvait atteindre jusqu'à 20 pour cent.

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