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Delvin Breaux, des Tiger-Cats, veut conclure son retour avec un triomphe

27/11/2014 06:35 EST | Actualisé 27/01/2015 05:12 EST

VANCOUVER - À l'occasion, il arrive à Delvin Breaux de sortir d'un magasin, mais de se faire intercepter un peu plus loin parce que le système d'alarme antivol s'est déclenché.

Le demi-défensif des Tiger-Cats de Hamilton a toujours son reçu. Mais il marche aussi avec plusieurs vis et plaques de métal dans le corps, lui qui s'est fracturé le cou en 2006 lorsqu'il évoluait pour une école secondaire en Louisiane.

Breaux est plus que le meilleur demi de coin des Ticats. Il est un exemple de courage et de persévérance.

«Un grand joueur et une grande personne», a déclaré l'entraîneur des secondeurs et coordonnateur des unités spéciales des Tiger-Cats, Jeff Reinebold.

Un des meilleurs espoirs aux États-Unis à 17 ans, Breaux semblait se diriger vers la gloire dans la NCAA quand sa vie a déraillé lors d'un match au niveau secondaire. Filant sur les lignes de touche sur les unités spéciales, Breaux s'est dirigé vers le spécialiste des retours, coupant autour d'un mur de cinq hommes et fonçant comme un missile vers le joueur en possession du ballon.

Plus tard à l'hôpital, il a appris qu'il s'était fracturé les vertèbres C4, C5 et C6 et qu'une de ses artères était partiellement bloquée par un os fracturé. Le médecin lui a dit qu'il devrait être mort.

Huit ans plus tard, Breaux, 25 ans, est une étoile à sa deuxième saison dans la LCF. Dimanche, il obtiendra une deuxième chance de remporter la coupe Grey, avec seulement les Stampeders de Calgary dans son chemin.

«Je suis simplement heureux d'être ici, a-t-il déclaré jeudi. Et d'être en vie.»

Breaux sait que son histoire peut inspirer les gens et il est ouvert à la raconter. Mais il préfère ne pas s'apitoyer sur le passé.

«Je n'aime pas qu'on me rappelle ce qui s'est produit, parce que j'aurais pu mourir», a-t-il mentionné.

Son chemin de retour a été long et ardu. Sa blessure l'a privé d'une carrière de footballeur à Louisiana State University, une des nombreuses écoles de haut niveau lui ayant offert une bourse d'étude, et l'a plongé dans un coin sombre de la vie.

«Il y a eu des moments où je ne savais pas où aller. Il y a eu des moments où je pouvais voir que je n'étais pas la personne que je souhaitais être», a-t-il raconté.

Breaux croit que sa foi et sa fiancée Kasey l'ont aidé à retrouver la lumière. Il a graduellement retrouvé la forme et a signé un contrat avec les Bayou Vipers de la Louisiane en 2012, une équipe semi-professionnelle, afin de pouvoir présenter des bandes vidéos aux recruteurs.

Cela a permis à Breaux de s'entraîner devant des recruteurs professionnels à San Antonio, faisant tourner des têtes avec un chrono de 4,35 secondes lors d'une course sur 40 verges et en couvrant de manière impeccable des receveurs.

Les recruteurs de la LCF ont été intrigués, mais le niveau de jeu des adversaires dans les bandes vidéos ne faisaient rien pour les convaincre. Quelqu'un lui a suggéré de s'essayer dans l'Arena Football League et, après un court séjour avec les VooDoo de La Nouvelle-Orléans, il a signé un contrat avec les Tiger-Cats en mai 2013.

Aujourd'hui, Breaux est un élément clé de la défensive des Ticats. Lors de la finale de l'Est face aux Alouettes de Montréal, il a neutralisé le receveur Duron Carter pendant près de trois quarts. Carter, qui avait capté 75 passes pour 1030 verges de gains en saison régulière, a terminé le match avec trois attrapés pour 25 verges de gains.

«Je suis simplement très fier de Delvin, a déclaré le coordonnateur défensif des Tiger-Cats, Orlondo Steinauer. Il en est seulement à sa deuxième saison et je crois qu'il avait été aussi bon l'an dernier. Il avait été blessé et était passé un peu sous le radar.

«Ce n'est pas un joueur qui va compiler des statistiques impressionnantes. Il va simplement faire le travail avec une couverture étanche pendant la majorité du match.»

«Il est certainement un joueur de grande qualité, a ajouté le quart des Ticats Zach Collaros. Je sais que nos gars n'aiment pas l'affronter à l'entraînement. Il est très robuste. Il brille en couverture et court très bien.»

Breaux dit que son cou est maintenant à 100 pour cent et il continue à concentrer ses efforts à l'entraînement sur la force de cette région. La cicatrice tout autour de son cou lui rappelle toutefois à tous les jours à quel point il est passé près de la mort.

Ces jours-là sont cependant bien loin derrière lui.

«Il n'y a rien d'autre que de la lumière devant moi.»

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