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L'équipe canadienne des bosses est prête à affronter le nouveau cycle olympique

26/11/2014 05:53 EST | Actualisé 26/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - La saison 2014-15 marque pour tous les sports d'hiver le début d'un nouveau cycle olympique, en route vers Pyeongchang, en Corée du Sud, où seront disputés les prochains Jeux. L'équipe canadienne de bosses entame cette transition avec confiance.

On peut facilement la comprendre: première au monde depuis six ans, l'équipe nationale amorce la nouvelle saison avec sept de ses représentants qui ont participé aux derniers Jeux olympiques de Sotchi, dont trois médaillés: les soeurs Justine et Chloé Dufour-Lapointe, ainsi que Mikaël Kingsbury, vainqueur des trois derniers globes de cristal en bosses en au classement général du ski acrobatique.

Aux autres bosseurs qui ont participé aux Jeux — Audrey Robichaud, Maxime Dufour-Lapointe, Marc-Antoine Gagnon et Philippe Marquis — se sont greffés Simon Lemieux, Pascal-Olivier Gagné, Simon Pouliot-Cavanagh et Kerrian Chunlaud chez les hommes, tandis que Christel Hamel et Andi Naude complètent l'équipe chez les dames.

La première année d'un cycle olympique constitue toujours une période de transition et la présente saison ne dérogera pas à la règle. Certains, comme le double champion olympique Alexandre Bilodeau, sont passés à autre chose, tandis que d'autres, comme Robichaud et Marquis, ne sont pas encore certains de s'engager pour une période de quatre ans.

«À chaque année, je vais faire un bilan, et à chaque année, je vais me resituer dans le processus a expliqué Marquis, neuvième à Sotchi. C'est ce qui va me permettre de demeurer motivé. Je sais trop bien que tout n'est pas rose pendant un cycle; on connaît des hauts et des bas, on peut se blesser. C'est pour ça que j'aborde cela une année à la fois.»

«Je dis que j'y vais une saison à la fois, parce que je ne veux pas me prononcer tout de suite, a pour sa part indiqué Robichaud, la vétéran de l'équipe qui disputera une 11e saison sur le circuit à 26 ans seulement. Ce n'est pas que je ne veuille pas aller à Pyeongchang (qui serait ses troisièmes Jeux), mais je ne suis pas rendue là. Ma décision reposera aussi sur la satisfaction dont je retirerai de la saison.»

Cette satisfaction passera par de bons résultats en Coupe du monde — notamment des podiums — et une participation aux Championnats du monde, précise celle qui a dû composer avec une sérieuse blessure au genou la saison passée.

Cette première année servira également à faire progresser l'équipe canadienne dans ses performances, notamment par l'ajout de nouveaux sauts, ou de sauts au coefficient de difficulté plus élevé.

«On va pouvoir se servir de cette saison pour tenter de nouvelles choses sans avoir peur de faire des erreurs qui pourraient vous coûter des places au classement, voire votre place au sein de l'équipe olympique, a noté Gagnon, qui a terminé au pied du podium aux Jeux de 2014. J'ai ajouté un nouveau saut et j'ai beaucoup travaillé ma technique au cours de l'été. Je me sens plus prêt cette saison que je ne l'étais au début de la dernière.»

Robichaud a ajouté un périlleux arrière désaxé avec deux vrilles complètes, et de façon générale, le niveau des sauts sera relevé chez tous les bosseurs, question de permettre au Canada de conserver son avance sur les autres nations.

Nouvelle équipe d'entraîneurs

Les plus gros changements sont survenus du côté des entraîneurs. Marc-André Moreau, qui dirigeait les filles la saison dernière, a pris du galon et occupe maintenant le poste de directeur, haute performance, bosses et sauts. C'est donc Michel Hamelin, qui travaillait avec Bilodeau jusqu'à l'an dernier, et Vincent Sigouin, un nouveau venu, qui s'occupent maintenant des dames. Rob Kober est de retour avec les hommes, mais il sera cette saison secondé de l'Américain Freddy Mooney.

«C'est un nouveau défi. J'ai passé les derniers mois à apprendre à connaître les filles, à les apprivoiser en quelque sorte, a expliqué Hamelin. Ça demande plus d'organisation. Quand tu n'as qu'un athlète, tu peux décider à la dernière minute de changer ton plan de match pour la journée. Quand tu as tout un groupe à t'occuper, ça demande de suivre plus à la lettre ce qui a été convenu. On ne peut plus changer d'idée sous l'impulsion du moment.»

La saison, qui prendra son envol le 13 décembre prochain, à Ruka, en Finlande, comptera six épreuves de simple et deux autres en parallèle et sera notamment ponctuée des Championnats du monde, qui auront lieu cette année à Kreischberg, en Autriche, du 14 au 25 janvier. Kingsbury et Chloé Dufour-Lapointe y défendront alors leur titre en simple et en parallèle, respectivement. Le circuit effectuera deux arrêts au Canada: à Calgary, au début janvier, et à Val St-Côme un mois plus tard.

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