BIEN-ÊTRE

Espace Ricardo à Saint-Lambert: une ouverture courue (PHOTOS)

26/11/2014 09:29 EST | Actualisé 26/11/2014 09:31 EST
David Kirouac

Si Ricardo arrive à attirer en tout temps un achalandage semblable à celui qui occupait chaque pouce carré de sa boutique de Saint-Lambert, mardi soir, il tient entre ses mains un incommensurable succès.

L’événement d’ouverture de l’Espace Ricardo et sa chocolaterie, Mama Choka, qui n’était pas ouvert au grand public, a en effet été si populaire qu’on avait peine à se déplacer dans le grand local de la rue d’Arran, au rez-de-chaussée de l’édifice qui abrite les bureaux de Ricardo Media (encore en construction), à l’heure du 5 à 7. Et on avait mis toute la gomme pour satisfaire la dent sucrée des invités : maisons de pain d’épices, barbe à papa à l’érable, maïs soufflé au caramel, guimauves et chocolats se faisaient dévorer des yeux et du palais avant d’être noyés dans une bouchée de fromage et une gorgée de vin. Il ne manquait de rien pour les gourmands et les gourmets, et l’hôte des lieux voyait personnellement à ce que chacun soit heureux.

(Le texte se poursuit sous la galerie)

Ouverture de la boutique Espace Ricardo

Ricardo et sa protégée, Kareen Grondin, n’étaient pas peu fiers de présenter leur projet à leurs proches. Multipliant les accolades et les poignées de mains, les deux partenaires professionnels ont à peine eu le temps d’accorder des entrevues. Mais ils avaient néanmoins très hâte d’accueillir leurs premiers clients, à compter de ce mercredi.

«Entrer dans l’univers de Ricardo, c’est comme entrer dans notre magazine», a précisé l’homme d’affaires.

Avec amour

Les habitués de l’émission quotidienne et de la publication papier du cuisinier ne seront en effet pas trop dépaysés en arpentant l’Espace Ricardo. On peut y acheter sa gamme complète d’accessoires de cuisine, qui comprend 150 morceaux, ainsi que d’autres outils et appareils culinaires de différentes marques, qu’affectionnent Ricardo et son équipe.

«Les gens voulaient avoir les produits que Ricardo utilise, a signalé Kareen Grondin. On s’est dit que c’était une bonne façon de combler ce besoin-là.»

Dans le rayon des sucreries, géré par Kareen, on se délecte de douceurs de toutes sortes, y compris des petits chocolats uniques, striés d’une fine rayure ou marqués d’un «R», aux effluves diverses.

«Ils sont très gourmands, a mentionné la pâtissière. On est très nord-américains dans nos saveurs et dans notre façon de travailler. On essaie d’être très purs ; si on propose un chocolat à la banane, la banane est vraiment à l’intérieur. Même chose pour les fruits de la passion. Notre caramel au beurre salé contient du vrai beurre, et aucun produit de conservation. On s’en tient à la base, on y met beaucoup d’amour et on évite le gaspillage.»

Éventuellement, Kareen aimerait ajouter des chocolats chauds et d’autres gâteries à son inventaire.

«Les friandises représentent le côté de l’enfance qu’on aime, a noté Ricardo. La barbe à papa, le caramel, les noix pralinées, tout ça, c’est très accessible. On ne voulait pas que ça ait l’air d’une bijouterie, où on a peur de toucher. On voulait que ça soit sans prétention, que les gens s’y sentent bien et confortables, qu’ils aient envie de se gâter.»

Un coin lounge a de surcroît été aménagé pour ceux et celles qui auront fait longue route et voudront se reposer, ou simplement pour les flâneurs qui auront le goût de siroter un café et de grignoter une collation en feuilletant un magazine Ricardo. Les propriétaires du commerce promettent de descendre régulièrement faire un tour pour permettre aux visiteurs de goûter des recettes.

«Ce n’est pas un restaurant, mais un endroit de détente», a spécifié Ricardo.

Avant 40 ans

L’association entre Ricardo Larrivée et Kareen Grondin s’est imposée naturellement, après neuf années de collaboration pour les deux complices. Ricardo avait engagé Kareen il y a près d’une décennie pour l’intégrer au département de création et de développement de sa compagnie, Ricardo Media. De fil en aiguille, leurs liens se sont soudés.

«On a appris à se connaître, a raconté l’animateur. Nos enfants se sont rencontrés, elle est déménagée à Chambly, près de chez nous, et on a appris à découvrir son talent. Chaque fin de semaine, elle était en train de nous bourrer de chocolat! Elle faisait tous ses tests gourmands avec nous. C’est une femme extrêmement généreuse, alors, quand c’est la fête de quelqu’un au bureau, il y a toujours un gâteau démesuré! Elle m’a eu par le ventre…(rires)»

Lorsque Ricardo a lancé à voix haute l’idée qui le tenaillait depuis longtemps, celle d’épauler quelqu’un dans la concrétisation d’un rêve, Kareen, autodidacte qui travaille le chocolat depuis 15 ans, qui a appris son métier en créant et en lisant, a saisi la balle au bond. La dame aspirait à ouvrir sa première chocolaterie avant l’âge de 40 ans… cap qu’elle franchira mercredi, jour d’inauguration d’Espace Ricardo et Mama Choka. Lorsqu’elle s’est manifestée, Ricardo a tout de suite songé que la confiserie s’imbriquerait parfaitement avec le reste de l’Espace Ricardo.

«On débarre la porte demain matin, à 10h, et je vais être là pour voir la première personne entrer», s’est enthousiasmée Kareen Grondin, dont l’époux a même abandonné une carrière chez Bombardier pour s’impliquer aux fourneaux de Mama Choka.

Ricardo a confié qu’il aimerait peut-être, un jour, implanter d’autres succursales de l’Espace Ricardo. D’ici là, il concentre toutes ses énergies sur sa boutique de Saint-Lambert et ses autres activités.

Espace Ricardo

310 rue d’Arran, Saint-Lambert

www.ricardocuisine.com