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Avantage Carabins? L'entraîneur de l'université McMaster, Stefan Ptaszek, croit que oui

26/11/2014 12:50 EST | Actualisé 26/01/2015 05:12 EST
PC

MONTRÉAL - Pour l'entraîneur des Marauders de l'université McMaster, les Carabins de l'Université de Montréal bénéficient d'un avantage indu en disputant la Coupe Vanier dans leur cour, au stade Percival-Molson de l'université McGill.

«Il s'agit d'étudiants-athlètes. L'une des raisons pour lesquelles (la Coupe Vanier) est l'une des compétitions sportives les plus pures qui soient est justement parce qu'elle implique des étudiants, a expliqué l'entraîneur-chef des Marauders Stefan Ptaszek lors de la conférence de presse lançant les activités de le semaine. Si vous pouvez assister à vos cours et poursuivre votre routine habituelle jusqu'à vendredi, c'est un énorme avantage. Dormir à la maison, manger à la maison avant de traverser la ville pour venir jouer le championnat national, c'est tout un cadeau. Ça fait pencher la balance un tout petit peu.»

Il y a un peu d'amertume dans les propos de Ptaszek, qui s'était fait refuser les mêmes privilèges quand la Coupe Vanier a été présentée à Toronto, en 2012. Les Marauders s'étaient alors inclinés 37-14 devant le Rouge et Or de l'université Laval.

«Mais on va se regrouper. On va se battre contre tout ça et donner le meilleur de nous-mêmes, a ajouté Ptaszek. Mais c'est un avantage, c'est indéniable. Bravo à Montréal pour l'organisation de cet événement. Les Carabins n'auraient pas pu mieux synchroniser leur marche vers un premier titre national.»

«C'est vrai que c'est unique comme expérience, a admis Danny Maciocia, l'entraîneur-chef des Carabins. Avoir la chance de jouer une finale devant nos partisans — je suis persuadé que tout le stade sera en bleu —, de partager ça avec nos familles, c'est vraiment un exploit. C'est exceptionnel.»

Les Carabins estiment par contre que la pression et les exigences de cette semaine ultime seront les mêmes pour les deux clubs.

«Je pense qu'on souffre des mêmes désavantages qu'eux, a indiqué le secondeur Byron Archambault. Pour nous aussi, c'est très difficile d'aller à l'école, de suivre nos cours cette semaine — comme ça l'a été dans les dernières semaines. Nous sommes des étudiants-athlètes, on garde notre attention vers l'école, mais c'est difficile. On a des horaires qui doivent changer, la plupart des activités se passent dans la journée.

«C'est sûr et certain que c'est difficile pour les deux équipes. Par contre, nous avons l'appui et l'encadrement nécessaires afin de pouvoir poursuivre nos études sans mettre trop de stress sur la fin de session qui s'en vient.»

Ptaszek ne croit toutefois pas que cela aura une incidence sur le résultat du match.

«Nos gars sont très résilients. Cette saison, on ne l'a pas eu facile. Tout ce qu'on a récolté, on a dû se battre pour l'obtenir, a raconté Ptaszek. Nous sommes tenaces: si vous nous permettez de demeurer dans le match jusqu'au quatrième quart, on va probablement vous le faire payer cher. D'être à l'étranger, devant une foule hostile, c'est pas mal la norme pour nous cette saison et nous sommes très confortables dans cet environnement.»

L'exil des Marauders leur offrira d'ailleurs certains avantages.

«Ça simplifie notre monde. On ne pense qu'au footall présentement. D'être confiné dans un hôtel signifie que nous regardons plus de films et qu'on met l'accent sur notre préparation mentale», a ajouté Ptaszek, qui compte sur l'expérience de 12 joueurs qui participent à une troisième Coupe Vanier en quatre ans.

De leur côté, les Carabins ne gagneront leur hôtel qu'à compter de vendredi.

Une première pour Montréal

La ville de Montréal accueille pour la première fois en 50 ans la finale du football universitaire canadien, finale qu'ont atteint pour une première fois de leur histoire les Carabins, vainqueurs de la coupe Uteck la semaine dernière contre les Bisons de l'Université du Manitoba.

Les Marauders, vainqueurs en 2011 et finalistes en 1967 et en 2012, ont quant à eux disposé des Mounties de Mount Allison en finale de la coupe Mitchell.

En plus de parler des différentes activités de la semaine à venir, les organisateurs ont annoncé qu'ils rendront hommage à Michael Soles, ex-porte-couleurs des Redmen de McGill et récipiendaire du titre de joueur par excellence de la coupe Vanier en 1987, qui effectuera le tirage au sort avant la rencontre. Soles a également été nommé co-président d'honneur de l'événement.

Déjà plus de 20 000 billets ont trouvé preneurs. Les organisateurs s'attendent à jouer le match devant une salle comble de 23 500 spectateurs.