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Selon le vérificateur général du Canada, l'héritage collectif s'étiole au pays

25/11/2014 10:41 EST | Actualisé 25/01/2015 05:12 EST

OTTAWA - Les générations futures pourraient être privées d'une partie importante de leur héritage collectif parce que la collecte effectuée par Bibliothèque et Archives Canada auprès des diverses agences fédérales connaît des ratés, prévient le vérificateur général du Canada.

Dans un rapport déposé mardi, Michael Ferguson soutient que le personnel de cette institution ne parvient même pas à déterminer avec exactitude ce qu'il a entre les mains en raison du fait que les objets et documents rangés dans pas moins de 98 000 boîtes n'ont pas encore pu être classés.

Près du quart du contenu non répertorié serait composé de dossiers militaires datant d'aussi loin que 1890.

Le faible soutien financier offert pour classer une partie du matériel accumulé complique le travail de recherche destiné à retrouver certains documents d'archives.

Ce problème s'est notamment posé au moment de colliger des dossiers liés aux pensionnats autochtones qui étaient réclamés par la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

En outre, l'institution en charge de préserver entre autres les écrits gouvernementaux, les photographies, les films, les oeuvres d'art et les cartes ayant une valeur historique ne dispose pas d'une stratégie ou d'un programme pour gérer les documents électroniques de plus en plus nombreux qui lui sont fournis par les agences fédérales.

M. Ferguson a découvert qu'une somme de 15 millions $ avait été investie pour développer un répertoire numérique qui a été testé et approuvé mais qui, à terme, n'a jamais été utilisé.

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