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L'armée syrienne bombarde la «capitale» de l'État islamique: au moins 60 morts

25/11/2014 02:55 EST | Actualisé 25/01/2015 05:12 EST

BEYROUTH - Des avions de l'armée syrienne ont mené une série de frappes contre la capitale autoproclamée du groupe armé État islamique, mardi, tuant au moins 60 personnes, en plus de dévaster des façades de magasins et de mettre le feu à des dizaines de véhicules, ont déclaré des militants de l'opposition.

Certains bombardements ont touché un marché populaire près d'un musée et un quartier industriel de Raqqa, dans le nord-est de la Syrie, faisant de nombreuses victimes, selon les militants.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, une organisation de l'opposition établie à Londres, a annoncé un bilan de plus de 60 morts, dont 36 civils que le groupe a pu identifier.

Les Comités locaux de coordination, un autre groupe de l'opposition syrienne, a pour sa part affirmé que les frappes avaient tué plus de 70 personnes, tandis qu'un collectif appelé «Raqqa est massacrée en silence» a rapporté un bilan de 80 morts. Les bilans contradictoires sont fréquents dans le chaos qui s'installe après les attaques meurtrières en Syrie.

Le gouvernement syrien, de même que la coalition militaire internationale menée par les États-Unis, attaquent fréquemment des cibles du groupe État islamique à Raqqa, mais on ne sait pas ce qui a provoqué les raids intenses de mardi. Le groupe extrémiste a massacré des centaines de soldats syriens au cours des derniers mois, et une vidéo publiée récemment montre ce qui est présenté comme la décapitation d'une dizaine de militaires syriens, dont des officiers.

Un militant de «Raqqa est massacrée en silence», qui s'est présenté sous le nom d'Abou Ibrahim al-Raqqaoui, a déclaré que neuf frappes distinctes avaient visé la ville en 30 minutes. Toutes les frappes, sauf une, ont ciblé des quartiers résidentiels du centre de la ville. L'un des raids a détruit le minaret d'une mosquée, a-t-il dit, en affirmant qu'il s'agissait du «pire massacre du régime à Raqqa jusqu'à maintenant».

En Irak, les extrémistes de l'État islamique ont fait exploser le couvent Al-Nasir à Mossoul, dans le nord du pays, une ville qu'ils contrôlent depuis le mois de juin. Les religieuses du couvent avaient déjà fui avec presque tous les chrétiens de Mossoul quand les djihadistes ont pris le contrôle de la ville.

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