POLITIQUE

Harcèlement sexuel : les travaux d'un comité fédéral débutent lentement

25/11/2014 04:42 EST | Actualisé 25/01/2015 05:12 EST
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OTTAWA - Le comité parlementaire où a abouti le délicat dossier du harcèlement sexuel entre députés fédéraux veut clarifier son mandat avant d'aller plus loin.

Le comité de la Procédure et des affaires de la Chambre (PROC) s'attend à recevoir, jeudi, de la part des whips des partis le mandat exact qui lui a été confié par le président de la Chambre, Andrew Scheer, à la demande du Bureau de régie interne (BRI). Une fois le mandat en main, on formera alors un sous-comité pour s'attaquer à ce dossier.

«Je suis très encouragé par ce qu'on a fait aujourd'hui au comité», a dit Murray Rankin qui a siégé exceptionnellement au PROC, mardi. Le député néo-démocrate compte être, avec ses collègues Niki Ashton et Mylène Freeman, les représentants du NPD au sous-comité.

Ce sous-comité doit mettre sur pied un processus pour gérer les problèmes de harcèlement entre députés à l'avenir. L'incident qui a provoqué toute cette réflexion est loin d'être réglé.

Deux députés ont été suspendus du caucus libéral au début du mois à cause d'allégations confiées au chef libéral Justin Trudeau. Massimo Pacetti et Scott Andrews ont tous deux assuré qu'ils n'ont rien à se reprocher. Leur avenir est toujours incertain.

Les deux députées néo-démocrates qui ont fait les allégations refusaient de participer à une enquête indépendante et confidentielle pour aller au bout de cette affaire. L'une d'elles s'est confiée à des journalistes, mardi, sous le couvert de l'anonymat.

M. Trudeau n'a pas voulu commenter sa version des faits.

«Il n'y a rien de réconfortant dans cette situation. C'est une situation déplorable et pénible pour tout le monde qui en fait partie», a-t-il dit à sa sortie des Communes alors qu'un journaliste lui demandait si la version de la députée le rassurait sur sa décision de suspendre le député Pacetti.

M. Trudeau espère toujours que les deux députées utiliseront le processus offert par le président de la Chambre, processus qui leur assure la confidentialité.

Et son souhait semble sur le point d'être exaucé.

«Je suis ouverte de participer au processus si c'est réellement indépendant et confidentiel», a dit la députée néo-démocrate dans son entrevue à La Presse Canadienne. Elle a ajouté un bémol, toutefois, disant qu'elle et sa collègue ne savent toujours pas à qui s'adresser pour participer à pareille enquête.