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Une grosse semaine attend les Carabins, à l'approche de la Coupe Vanier

24/11/2014 03:16 EST | Actualisé 24/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Avec l'élimination des Alouettes de Montréal et le fait que le Canadien ne dispute aucun match avant vendredi, les Carabins de l'université de Montréal sont conscients que l'attention de tous les amateurs de sport montréalais sera tournée vers eux à l'approche du match de la Coupe Vanier, samedi.

Le défi, pour l'entraîneur-chef Danny Maciocia, consistera à protéger ses joueurs des distractions qui entoureront l'équipe au cours de cette semaine complètement folle.

Le match aura lieu au stade Percival-Molson, samedi, contre les Marauders de l'université McMaster, située à Hamilton. Selon les dirigeants des Carabins, 17 000 billets avaient déjà trouvé preneurs sur les 25 012 disponibles au domicile des Alouettes, lundi matin.

«Ce n'est pas une semaine normale, mais ce n'est pas seulement au niveau des médias, c'est beaucoup plus que ça, a confié Maciocia. On n'a qu'à regarder ce qui se passe à Montréal actuellement. Tu achètes un café, tu mets de l'essence dans ta voiture; tout le monde a regardé ce qu'on a fait depuis deux ou trois semaines. On reçoit plus de courriels, plus d'appels, bref c'est plus qu'un simple 'buzz'. C'est comme si nous étions l'équipe professionnelle de Montréal actuellement. Alors nous allons trouver une solution pour nos jeunes, bien que je crois que nous avons un bon plan en place.»

Mais peu importe l'issue de la rencontre de samedi, l'université de Montréal sort déjà gagnante du parcours magique des Carabins cet automne.

«C'est une première, vu l'ampleur de l'impact qu'on a auprès des médias, a admis Manon Simard, la directrice du programme de sport d'excellence des Carabins. On m'a fait part hier (dimanche) que la revue de presse de l'équipe ne rentrait même plus dans un fichier en format pdf, donc j'imagine que c'est une bonne nouvelle. (...) Ce qui se passe en ce moment, c'est comme un cadeau du ciel pour notre université. On le prend, nous sommes heureux. Et je pense que ça va unir toute la grande famille des amateurs de football montréalais.»

L'intérêt sera d'autant plus rehaussé que la Coupe Vanier, l'emblème du championnat de football de sport interuniversitaire canadien qui célèbre son 50e anniversaire cette année, sera présentée à Montréal pour la première fois de son histoire. Ne parlez toutefois pas à Maciocia de la pression de jouer devant leurs partisans, car l'entraîneur-chef âgé de 47 ans bondit immédiatement de son siège.

«Je n'ai jamais compris la question de la pression, dit-il. La pression, pour moi, c'est quand tu arrives chez toi le soir et qu'il n'y a pas de nourriture à mettre sur la table. Ça, c'est de la pression. Moi, je considère que ce que nous sommes en train de vivre est une opportunité. Et nos joueurs le voient de la même façon. Et j'espère qu'ils n'auront jamais à vivre la pression de leur vie.»

Un défilé au centre-ville?

Même s'il s'agit de leur première participation à la Coupe Vanier, les Carabins considèrent qu'ils seront avantagés par rapport aux Marauders puisqu'ils n'ont pas à voyager et qu'ils connaissent déjà le stade — qui est également le domicile des Redmen de l'Université McGill.

La tâche promet d'être ardue samedi, car les Bleus seront confrontés à des adversaires expérimentés. Les Marauders ont participé à trois des quatre dernières finales de la Coupe Vanier, l'ayant emportée 41-38 contre le Rouge et Or de l'Université Laval en 2011 au BC Place de Vancouver.

«On s'attend à un match très difficile, contre un adversaire coriace, souligne-t-il. Vous savez, ils ont déjà vécu ce genre d'expérience, contrairement à nous qui vivons des premières depuis quelques semaines déjà. Nous avons hâte, et nous espérons que nous allons jouer devant une foule de 24 000 ou 25 000 personnes qui porteront du bleu et vont nous appuyer pendant trois heures.»

Et si les Carabins l'emportent samedi, le maire de Montréal Denis Coderre, qui a assisté à la victoire de 29-26 face aux Bisons du Manitoba samedi lors du match de la Coupe Uteck, a-t-il promis à Maciocia et ses hommes un défilé au centre-ville?

«Honnêtement, nous nous sommes parlés après le match contre les Bisons et nous avions tellement de choses à se dire que je n'ai pas eu le temps de le lui demander. Je vais peut-être lui poser la question cette semaine, et c'est certain qu'il va me répondre si je la lui pose sur Twitter», a-t-il conclu en s'esclaffant.

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