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Spectacle anniversaire du Cirque du Soleil: 30 ans d'acrobaties musicales (ENTREVUES)

24/11/2014 04:14 EST | Actualisé 24/11/2014 04:24 EST
Matt Beard © Cirque du Soleil

Le point d’orgue du trentième anniversaire du Cirque du Soleil résonnera lors d’un concert réunissant des extraits musicaux de ses 35 productions. D’Alegria à Saltimbanco, en passant par Quidam, Ô, Mystère, Varekai et Dralion, les plus grands airs résonneront à l’Église Saint-Jean-Baptiste de Montréal, du 13 au 28 décembre prochain à l’Église Saint-Jean-Baptiste.

Cinq ans après avoir souligné son quart de siècle avec une rétrospective de ses milliers de costumes, l’institution circassienne a tissé une courtepointe d’extraits musicaux de 80 minutes.

L’ambitieux projet implique 70 choristes, 28 musiciens et 8 solistes, dont Francine Poitras, la chanteuse ayant participé à la création du langage inventé qui a fait la marque du Cirque dans Saltimbanco en 1992, ainsi que Mathieu Lavoie, qui s’est fait connaître du grand public en participant à La Voix sur les ondes de TVA.

Depuis 1984, les sonorités symphoniques côtoient les mélodies jazz, rock et pop dans le catalogue musical du Cirque du Soleil. Les rassembler en une soirée n’avait rien de simple, selon Grégory Charles, directeur artistique du spectacle et chef du chœur. « Ce n’est pas de la tarte! On a créé une sorte de poème symphonique, qui sonne tantôt classique, tantôt contemporain, avec des airs très forts et d’autres extraits qui servent au gel de l’émotion. Ça va être extrêmement émouvant comme musique. Je ne serais pas surpris que des gens pleurent. »

Au-delà de la variété des genres, il faut savoir que les mouvements musicaux ont tous un rôle précis dans les spectacles du Cirque. « C’est une musique qui n’est jamais en arrière de l’œuvre, mais qui suit l’action, explique Gilles Ste-Croix, vice-président au contenu créatif. C’est pour ça qu’elle est toujours jouée live. La trame sonore est découpée en phrases musicales, de façon à soutenir chaque mouvement. C’est une musique qui enveloppe, sans écraser. Elle doit amener des couleurs, des tensions et des émotions pour soutenir les numéros. »

Ce défi rythmique, particulièrement relevé dans le cas de grands ensembles de musiciens ou de chanteurs, se complexifie encore plus selon le lieu. « C’est d’une grande exigence dans un vaisseau comme l’Église Saint-Jean-Baptiste, où il y a trois secondes de réverbération entre les chanteurs à l’avant et ceux à l’arrière, affirme Grégory Charles. Sans compter que nous avons des partitions pour enfants, d’autres pour adultes et certaines très aiguës. Toutes les difficultés classiques sont réunies, comme dans un gros opéra de Wagner. Ce n’est pas simple à faire. »

Durant la présentation faite aux médias, des extraits de Varekai, Alegria et LOVE ont été interprétés par cinq solistes en toute simplicité. Mais le spectacle ne misera pas uniquement sur leurs voix. « On a travaillé les projections et les éclairages pour transformer l’église, souligne la metteure en scène Véronique Dussault. Plusieurs personnages des différents spectacles seront aperçus durant la soirée. Notre objectif est d’envelopper le public sur 360 degrés. Comme le slogan du spectacle le dit, on invite les gens à venir voir le cirque comme il ne l’a jamais entendu. »

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