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Le bosseur Mikaël Kingsbury n'entend pas se reposer sur ses lauriers

24/11/2014 05:12 EST | Actualisé 24/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - À l'aube d'une nouvelle saison de la Coupe du monde de ski acrobatique, Mikaël Kingsbury jure qu'il n'a pas l'intention de se reposer sur ses lauriers en cette année post-olympique.

Désormais le chef de file de l'équipe canadienne des bosses à la suite de la retraite du double champion olympique Alexandre Bilodeau, il entend utiliser la même recette qui lui a procuré tant de succès depuis ses débuts sur la scène internationale en 2010.

«Je ne veux pas changer une formule gagnante, a reconnu celui qui totalise 39 podiums, dont 21 médailles d'or, en 52 épreuves sur le circuit de la Coupe du monde. Mon but à chaque course, c'est de trouver la façon de monter sur la plus haute marche.»

Et cette saison, il entend ajouter un titre qui manque à son palmarès.

«J'aimerais défendre mon titre en simple aux championnats du monde», a poursuivi l'athlète âgé de 22 ans au sujet de l'édition de cette année qui aura lieu à Kreischberg, en Autriche, du 14 au 25 janvier.

«Et après avoir terminé deux fois vice-champion en duel, je veux être champion du monde cette fois-ci. Ça fait partie de mes objectifs. Le titre de champion de la Coupe du monde à la fin de la saison est un autre objectif important pour moi.»

S'il le concrétisait, ce serait son quatrième globe de cristal consécutif.

Habitué à batailler pour la plus haute marche du podium avec son coéquipier Bilodeau lors des deux dernières saisons, Kingsbury, médaillé d'argent à Sotchi l'hiver dernier, reconnaît que cette rivalité à l'intérieur de l'équipe va lui manquer. Mais cela ne change rien à son approche.

«Je ne ressens ni plus ni moins de pression parce que Alexandre n'est plus là, a avoué celui qui se fait souvent poser la question. Cette saison, je me suis préparé de la même manière que lors des précédentes. Je vais continuer de me concentrer sur moi. Je sais que si je parviens à offrir ma meilleure performance, alors je me donnerai de bonnes chances de gagner à chaque course.»

Bien entendu, il admet que cette rivalité a permis aux deux bosseurs de repousser leurs limites et de devenir encore meilleurs.

Un autre objectif de Kingsbury est de permettre à l'équipe canadienne de demeurer la meilleure au monde.

«Ça fait six ans que nous formons la meilleure équipe de ski de bosses et nous voulons demeurer au sommet. Notre équipe est solide de A à Z, nous avons de la profondeur avec des jeunes qui graduent au sein de l'équipe nationale après avoir dominé le circuit nord-américain.»

Kinsbury a d'ailleurs noté que les sept membres de l'équipe nationale proviennent du Québec. Les vétérans Marc-Antoine Gagnon et Philippe Marquis, respectivement quatrième et neuvième à Sotchi, ainsi que Simon Pouliot-Cavanagh, P.-O. Gagné et les nouveaux venus Simon Lemieux et Kerrian Chunlaud tenteront de l'aider à poursuivre la domination canadienne.

«Et ça va rester pour plusieurs années, car nous sommes encore jeunes», a poursuivi Kingsbury.

Kinsbury et les autres membres de l'équipe canadienne quitteront le pays samedi à destination de la Finlande en vue de la première Coupe du monde présentée à Ruka, le 13 décembre. Ils disposeront donc d'une dizaine de jours pour s'entraîner sur neige.

Les gars de l'équipe ont d'ailleurs eu droit à trois camps d'entraînement sur neige cet été pour se préparer adéquatement à la saison.

«Personnellement, je n'ai pas changé ma manière de m'entraîner. C'est la même préparation qu'avant les Jeux, mais avec un peu plus de volume.»

S'il n'écarte pas la possibilité de tenter de nouvelles stratégies en compétition cette saison, Kingsbury fera preuve de prudence pour la lancer.

«En Finlande, je veux commencer du bon pied et ne pas me compliquer la tâche.»

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