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La vidéo d'un policier abattant un garçon démontrerait «clairement» la situation

24/11/2014 04:52 EST | Actualisé 24/01/2015 05:12 EST

CLEVELAND - Un policier de Cleveland était à moins de trois mètres du garçon de 12 ans tenant un pistolet-jouet lorsqu'il l'a abattu près d'un terrain de jeu. Une vidéo démontre clairement les événements, selon ce qu'a indiqué la police, lundi.

Le garçon avait été confronté samedi par un agent qui avait répondu à un appel au 9-1-1 au sujet d'un individu qui semblait retirer et remettre une arme à feu dans ses pantalons.

L'homme ayant appelé le 9-1-1 avait déclaré au répartiteur que le pistolet était «probablement faux», mais qu'il ne savait pas «s'il est vrai ou non». Le chef adjoint Edward Tomba a mentionné lundi qu'il ne savait pas si le répartiteur avait relayé cette information aux policiers s'étant rendus sur les lieux.

Le président de l'Association des patrouilleurs de la police de Cleveland a dit que les policiers n'avaient pas été avisés que l'arme du garçon était peut-être un jouet.

La police a indiqué que Tamir Rice, qui est décédé dimanche, possédait un faux pistolet à air comprimé de type «airsoft» semblable à un pistolet semi-automatique. L'indicateur de sécurité orange sur le canon, qui indique qu'il s'agit d'un jouet, avait été retiré, a ajouté la police.

Les autorités ont expliqué que l'agent avait demandé au garçon de lever les mains en l'air, mais qu'il avait appuyé sur la gâchette quand le garçon avait mis la main au niveau de sa taille et en avait sorti sa fausse arme. Il ne l'avait toutefois pas pointé vers le policier et n'avait pas conféré de menaces verbales.

Le chef de la police Calvin Williams a rappelé que les agents doivent prendre des décisions difficiles en une fraction de seconde.

M. Tomba a déclaré que la vidéo de surveillance de la fusillade démontrait «très clairement» le déroulement des événements, mais n'a pas voulu discuter des détails.

Les représentants de la famille du garçon ont visionné la bande lundi, mais la police ne l'a pas publiée puisqu'il s'agit d'un élément de preuve et en raison de la nature sensible de son contenu.

Une enquête a été ouverte sur les agissements de l'agent, qui serait bouleversé.

Les deux agents qui ont été impliqués dans la fusillade ont obtenu un congé administratif tel que le stipule la procédure normale. Leur identité n'a pas été dévoilée.

Quand l'enquête sera terminée, le dossier sera présenté devant un grand jury afin de déterminer si des accusations criminelles seront portées.

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