NOUVELLES

La libération du reporter Mohammed Fahmy exigée sur la base d'une nouvelle loi

24/11/2014 03:47 EST | Actualisé 24/01/2015 05:12 EST

CAIRE, Égypte - Les avocats d'un journaliste canado-égyptien du réseau Al Jazeeraont réclamé, lundi, sa libération en faisant valoir qu'il devrait bénéficier d'une loi récemment adoptée qui permet au président de l'Égypte d'ordonner la déportation de défendeurs étrangers ou encore leur remise en liberté pour des motifs médicaux.

Amal Clooney et Mark Wassouf de la firme britannique Doughty Street Chambers ont indiqué que Mohammed Fahmy se trouve en prison depuis plus de 300 jours après avoir subi un procès «fondamentalement injuste».

Ce dernier et ses collègues, l'Australien Peter Greste et l'Égyptien Baher Mohammed, ont été accusés d'avoir fourni de l'aide aux Frères musulmans, un groupe considéré comme étant une organisation terroriste par les autorités égyptiennes.

En juin dernier, au terme d'un procès souvent décrit comme une mascarade, MM. Fahmy et Greste ont été condamnés à passer sept ans derrière les barreaux alors que la peine de M. Mohammed a été fixée à dix ans d'incarcération.

La semaine dernière, les trois détenus ont eu droit à une lueur d'espoir lorsque le président Abdel Fatah Al-Sissi a déclaré qu'il examinait diverses options pour mettre un point final à cette affaire controversée.

Le chef d'État y est allé de cette déclaration après s'être fait demander s'il envisageait d'accorder son pardon aux trois hommes ou encore de déporter les détenus étrangers mêlés à cette cause.

Les avocats des journalistes ont accueilli favorablement la sortie du président.

La loi ayant été adoptée, plus tôt durant le mois, est perçue comme un instrument légal potentiel pour favoriser la libération de leurs clients.

Mohammed Fahmy, Peter Greste et Baher Mohammed avaient été arrêtés, en décembre, lors d'une répression massive contre les islamistes qui avait conduit à des centaines de morts et à des milliers d'arrestations.

Ces trois représentants de la presse ont toujours martelé qu'ils avaient des démêlés judiciaires simplement pour avoir effectué leur travail.

PLUS:pc