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Alouettes: Les unités spéciales au coeur des discussions pendant le bilan

24/11/2014 04:03 EST | Actualisé 24/01/2015 05:12 EST
Claus Andersen via Getty Images
HAMILTON, ON - NOVEMBER 23: Zach Collaros #4 of the Hamilton Tiger-Cats is brought down short of the goal line against the Montreal Alouettes during the CFL football Eastern Conference Final at Tim Hortons Field on November 23, 2014 in Hamilton, Ontario, Canada. The Tiger-Cats defeated the Alouettes 40-24. (Photo by Claus Andersen/Getty Images)

MONTRÉAL - Les unités spéciales ont été au coeur des discussions dans le vestiaire des Alouettes de Montréal, qui ont fait leur bilan de la dernière campagne au lendemain de leur défaite de 40-24 aux mains des Tiger-Cats de Hamilton en finale de l'Est.

Rien de surprenant après les deux touchés de 93 et 88 verges réalisés par Brandon Banks sur des retours de bottés, en plus d'un troisième qui a été rayé de la feuille de pointage en raison d'une pénalité.

Bien que personne n'aime pointer un coéquipier du doigt, cibler une unité au complet est plus facile et plusieurs ne se sont pas gênés pour le faire lundi, dans les profondeurs du Stade olympique.

«On a commis beaucoup trop de revirements en attaque et les unités spéciales nous ont fait mal», a laissé tomber Luc Brodeur-Jourdain.

«Au sein des unités spéciales, on a laissé passer trois longs retours, deux pour des touchés, a expliqué Éric Deslauriers. La défensive n'a peut-être pas joué son meilleur match et à l'attaque, nous n'avons amassé que 73 verges au sol. Dns un match de séries comme ça, on avait besoin de plus.»

Le directeur général, Jim Popp, ne s'est pas défilé non plus. S'il veut améliorer son équipe dans tous les aspects du jeu, il a admis qu'une attention particulière devra être portée aux unités spéciales. Quand on lui a fait remarquer que cela fait maintenant quelques années que c'est problématique, il répond qu'il devra travailler plus fort au cours de l'entre-saisons.

Popp a également laissé entendre que l'entraîneur-chef Tom Higgins, qui a décidé cette saison de prendre en charge les unités spéciales, pourrait s'adjoindre les services d'un entraîneur dédié entièrement à cette facette de jeu. Il a rapidement ajouté que le choix lui reviendra.

Une chose est certaine, Higgins n'a pas particulièrement apprécié le travail du botteur Sean Whyte.

«Nous avions une stratégie bien arrêtée au deuxième quart, soit de botter le ballon loin de (Banks) ou encore hors limite. Si on botte hors limite à plus de 20 verges des buts, c'est une pénalité de 10 verges, mais c'est encore mieux que tout ce qu'il a ramené. On s'est obstiné, croyant que nous pouvions couvrir les retours convenablement. Nous n'avons pas réussi, tandis qu'ils ont exécuté à la perfection.»

Au revoir Carter?

La défaite de dimanche pourrait bien avoir été le dernier match de l'excellent receveur Duron Carter avec les Alouettes.

«Vous savez autant que moi que j'ai été concentré toute la saison sur les Alouettes et que je ne suis pas au courant de ces rumeurs, a louvoyé Carter à propos de son avenir dans le nid. Je dois parler à mon agent pour voir ce qui se passe de ce côté. Je n'ai pas d'attente, j'ai appris à prendre la vie comme elle vient. Je ne peux tout simplement pas avancer quoi que ce soit avec certitude à ce moment-ci.

«Je suis très reconnaissnt envers l'organisation des Alouettes, qui m'a donné ma première chance et qui m'a permis de grandir en tant que joueur de football, a ajouté celui qui a capté 75 passes pour 1030 verges et sept touchés cette saison. Montréal est une ville super. Je l'adore, ainsi que les partisans de l'équipe. J'ai eu beaucoup de plaisir ici.»

Si le principal intéressé a tenté d'éviter le sujet, Popp n'a pas joué à l'autruche.

Le d.g. s'attend à ce que Carter ait l'embarras du choix avant d'apposer sa signature au bas d'un contrat de la NFL. Selon lui, près de 10 équipes auraient démontré de l'intérêt cette saison et Popp est persuadé que Carter participera à un camp d'entraînement d'une équipe du circuit américain la saison prochaine.

«Mais s'il n'est pas retenu à la fin de celui-ci, il sera toujours le bienvenu ici», s'est-il empressé d'ajouter.

Par ailleurs, Popp amorcera lui-même un blitz de travail intense au cours des prochaines semaines, alors qu'il tentera de remettre sous contrat certains des 20 joueurs autonomes des Alouettes, dont les secondeurs Chip Cox et Bear Woods, le demi de coin Geoff Tisdale et le demi inséré S.J. Green.

«C'est ma maison ici, a déclaré Cox. Comme je le dis à tout le monde, j'ai grandi en Ohio, mais c'est à Montréal que je suis devenu un homme.»

«C'est toujours la même histoire à chaque année, a rappelé Popp. C'est comme ça dans la LCF, puisque les contrats sont courts. Certains de ces joueurs n'avaient qu'un contrat d'un an en poche. Les négociations sont déjà amorcées avec certains d'entre eux.

«À cette période-ci de l'année, je suis toujours très occupé. En plus des joueurs, j'ai plusieurs contrats à renouveler au sein du personnel d'entraîneurs et de soutien. Tous souhaitent voir leur dossier réglé avant le 31 décembre, date à laquelle leur contrat se termine.»

Un dossier pourrait s'avérer plus compliqué que les autres; celui de Woods.

«J'ai maintenant une femme et une famille. Je vais donc regarder le football comme une 'business' et prendre ma décision en conséquence.»

«On a beaucoup parlé de lui — avec raison — au cours des dernières semaines et sa valeur a augmenté, ça ne fait pas de doute, a indiqué Popp. Au cours des trois dernières années, nous l'avons payé même s'il n'a pas beaucoup joué. J'espère qu'il s'en souviendra quand viendra le temps de prendre sa décision. Mais s'il décide d'aller jouer ailleurs, c'est son droit. Que pouvons-nous faire?»

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