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Le rapport Robillard sur la révision des programmes est critiqué par les syndicats

23/11/2014 01:52 EST | Actualisé 23/11/2014 03:20 EST

À peine rendu public, le rapport Robillard sur la révision des programmes est critiqué par les syndicats.

« Québec doit se ressaisir et rejeter les recommandations de la commission », a lancé la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), alors que la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) n'y voit « qu'un rapport pour un gouvernement qui n'aime pas l'État ».

Pour la FTQ, la commission « n'a regardé que d'un côté de la lorgnette; celui des coupes à tout prix sans en évaluer les conséquences sur les services publics et les programmes sociaux ».

La FTQ s'en prend également au gouvernement Couillard.

« Le Québec n'est pas une compagnie à numéro. Le gouvernement libéral doit établir un dialogue social avec la société civile. »

— Daniel Boyer, président de la FTQ

« Ce n'est pas en coupant dans les programmes et en haussant les tarifs comme ce qui a été annoncé dans le réseau des garderies que l'on crée de la richesse », a-t-il ajouté.

Pour M. Boyer, les idéologues libéraux sont obsédés par la colonne des dépenses, mais refusent de regarder celle des revenus.

Rappelant que l'austérité est un mauvais choix, le président de la FTQ a affirmé que l'actuel gouvernement « se dirige tout droit sur un mur » entraînant la société québécoise vers la pauvreté, l'effritement social et l'exclusion.

Pelleter le déficit dans la cour des municipalités, selon l'UMQ

Les membres de la commission Robillard « ont choisi la facilité en proposant, de façon simpliste et comptable, de pelleter littéralement le déficit de l'État dans la cour des municipalités, et ce, sans procéder au préalable à une analyse approfondie de la gestion gouvernementale, des causes du manque de contrôle des dépenses publiques et des réelles responsabilités des municipalités québécoises », estime Suzanne Roy, la présidente de l'UMQ.

La Commission Robillard est dans le champ, dit l'UPA.

L'Union des producteurs agricoles dénonce les recommandations de la Commission de révision permanente des programmes. Elle estime que la complexité du secteur agricole a échappé à son analyse.

« On ne peut en effet comparer l'assurance stabilisation des revenus agricoles à une assurance accident », ajoute l'UPA.

La Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ) n'en pense pas moins. Elle rappelle au gouvernement « que les producteurs de bovins doivent quotidiennement gérer un important capital de risque ».

« Est-ce que le gouvernement veut conserver ou non une production bovine québécoise, dynamique et diversifiée? », s'interroge la FPBQ.

Rejeté par la FIQ

Le rapport Robillard ne trouve pas grâce aux yeux de Régine Laurent, présidente de FIQ.

Pour Mme Laurent, c'est un « rapport pour un gouvernement qui n'aime pas l'État et qui ne veut que démanteler les services publics ».

La FIQ critique également le gouvernement libéral qu'elle accuse de vouloir appauvrir « les familles, les personnes âgées, les malades, les femmes, la classe moyenne et les plus démunis ».

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