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Federer offre à la Suisse sa première Coupe Davis (PHOTOS)

23/11/2014 09:34 EST | Actualisé 23/11/2014 11:56 EST
PHILIPPE HUGUEN via Getty Images
Switzerland's Roger Federer reacts after gaining a point against France's Richard Gasquet during their tennis match at the Davis Cup final between France and Switzerland at Stade Pierre Mauroy in Villeneuve-d'Ascq, northern France, on November 23, 2014. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN (Photo credit should read PHILIPPE HUGUEN/AFP/Getty Images)

Roger Federer a encore enrichi sa légende en offrant à la Suisse la première Coupe Davis de son histoire, après avoir submergé le Français Richard Gasquet, dimanche à Villeneuve d'Ascq.

Vingt-deux ans après la finale perdue par Jakob Hlasek et Marc Rosset face aux Etats-Unis, la Suisse est devenue le 14e pays à graver son nom sur le fameux Saladier d'argent.

Lancé à la place de Jo-Wilfried Tsonga, blessé au bras droit, Gasquet a tenté de s'opposer à la furia de Federer. Mais le N.2 mondial, survolté, a proposé un tennis beaucoup trop enlevé pour lui, avant de s'imposer 6-4, 6-2, 6-2.

"Stan (Wawrinka) a fait tellement. Il a joué incroyablement bien ce week-end pour me donner l'occasion (de finir) aujourd'hui. C'est un moment historique pour notre pays et je suis très heureux de vivre ça", a-t-il savouré.

Avec ce sacre, Federer ajoute une nouvelle perle à son collier de victoires majeures, ses 17 titres en Grand Chelem, six Masters et une médaille d'or olympique en double.

Il ne manque plus au Bâlois - médaillé d'argent aux JO-2012 - que de devenir champion olympique en individuel pour avoir gagné tous les plus grands titres du tennis.

Cette année 2014 est plus que jamais celle de la résurrection pour le maestro. Après une saison 2013 gâchée par des problèmes de dos, il est revenu aussi fort qu'avant, à 33 ans.

Federer n'a pas toujours fait preuve d'un amour fou pour la Coupe Davis, qu'il a souvent délaissée au profit de sa carrière individuelle. Mais il a eu l'intelligence de s'y consacrer pleinement l'année où il a senti que la consécration était possible.

Etrangement, même s'il a apporté la touche finale, il n'a pas joué un rôle moteur dans le succès suisse. Il s'est effacé devant un phénoménal Stan Wawrinka.

Federer était il est vrai arrivé en France avec le dos en vrac. Cette blessure l'avait empêché de disputer la finale du Masters, dimanche dernier à Londres.

L'harmonie suisse

Wawrinka aura, lui, vécu une année extraordinaire. Elle avait débutée en janvier par sa victoire à l'Open d'Australie, son premier titre du Grand Chelem.

Par son acharnement à participer à cette compétition, même quand Federer préférait faire l'impasse, le N.2 suisse a amplement mérité de s'offrir ce Saladier d'argent.

Le duo suisse a habilement géré cette finale. Alors qu'on avait parlé de tensions entre eux, après que l'épouse de Federer, Mirka, eut traité Wawrinka de "pleurnichard" en demi-finale du Masters, ils ont fait preuve d'une solidarité sans faille.

Ce sacre doit beaucoup à l'intelligence de leur capitaine Severin Lüthi, le trait d'union entre les deux hommes, qui a su dédramatiser l'événement et les faire évoluer en pleine harmonie.

C'est exactement ce que n'a pas réussi à faire la France, battue pour la troisième fois d'affilée à domicile (après 1999 et 2002), et qui devra encore patienter pour décrocher une dixième Coupe Davis.

La génération des Tsonga, Gasquet, Gaël Monfils et Gilles Simon, qui depuis des années figurent ensemble dans le Top 20 mondial, n'a toujours pas gagné le moindre grand titre.

La France rattrapée par la pression

Les Français s'étaient déjà inclinés en finale en Serbie en 2010. Ils auront du mal à se remettre de ce nouvel échec, même s'ils disposeront encore d'une fenêtre de tir en 2015, à condition de rester mobilisés.

La France a eu le tort de trop se focaliser sur cette finale et a été rattrapée par la pression. Elle a aussi eu la malchance d'être privée pendant deux jours de son leader Tsonga.

Après avoir entretenu tout le week-end le flou sur sa santé, les Français ont expliqué dimanche soir que Tsonga avait vu resurgir cette douleur au bras vendredi, lors de son simple face à Wawrinka.

Une blessure à l'avant-bras droit l'avait déjà contraint à un arrêt d'un mois en octobre. Malgré cela, le capitaine français Arnaud Clément a reconnu la supériorité suisse.

"Je pense que nous avons fait tout ce que nous pouvions. Mais le premier sentiment, c'est que les Suisses ont été meilleurs que nous pendant tout le week-end", a-t-il dit.

Gasquet n'a ainsi rien pu faire pour contrecarrer les desseins de Federer, et est vite apparu résigné.

Imperturbable sur son service (84% de points marqués derrière sa première balle), l'ex-N.1 mondial a dominé outrageusement, alignant les coups gagnants à volonté (62 contre 34).

Federer offre à la Suisse sa première Coupe Davis

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