POLITIQUE

Les noms se multiplient sur une pétition visant à dénoncer le projet de loi 10

22/11/2014 04:13 EST | Actualisé 22/01/2015 05:12 EST
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MONTRÉAL - La Coalition Solidarité Santé — qui rassemble une quarantaine de groupes syndicaux, communautaires, religieux et féministes — réclame le retrait du projet de loi visant à modifier l'organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux.

Elle encourage les Québécois à signer une pétition axée sur cette revendication en se rendant sur le site Internet de l'Assemblée nationale.

Samedi vers 15 h 30, plus de 7500 personnes avaient choisi de faire ce geste symbolique, selon le décompte apparaissant sur la page réservée à cette démarche.

Selon le coordonnateur de la Coalition, Jacques Benoit, ce soulèvement en ligne n'a rien de bien surprenant.

Il soutient que de nombreux citoyens s'insurgent face à la réforme souhaitée par le gouvernement libéral sous prétexte qu'elle «aura pour conséquence de désorganiser le réseau et de mettre en danger la santé de la population».

M. Benoit précise qu'avant de vouloir imposer cette grande refonte, son maître d'oeuvre devrait y réfléchir à deux fois et observer un temps d'arrêt.

Il ajoute que les signataires de la pétition demandent au ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, d'arrêter cette démarche et de faire une «réelle consultation des intervenants et des intervenantes du réseau».

En d'autres termes, ils l'invitent à s'inspirer de l'attitude d'un chirurgien qui s'apprêterait à effectuer une intervention délicate et à prendre en considération les avis et les analyses des autres.

«On ne le laisserait pas opérer s'il refusait d'emblée tous les diagnostics, tous les examens, toutes les radiographies, tous les tests de laboratoire du patient», illustre Jacques Benoit.

Ce dernier estime que le ministre doit coûte que coûte changer d'attitude. «Il dit ''moi, je n'ai pas besoin des connaissances des autres. Moi, je le sais quel est le problème''. Ça va à l'encontre de tout ce qui est sensé, de tout ce qui est scientifique», s'indigne M. Benoit.

Le coordonnateur de la Coalition Solidarité Santé affirme que Gaétan Barrette n'aura d'autre choix que de revenir sur l'une de ses récentes déclarations vu le succès rencontré par la pétition.

Plus tôt durant le mois, M. Barrette avait martelé que nul ne lui avait demandé de faire marche arrière et ce, autant chez les administrateurs et les employés du système de santé que chez les simples citoyens.

Or, d'après Jacques Benoit, il appert que les choses ont bien changé depuis cette sortie. «Il y a déjà plus de 7000 personnes qui ont dit au docteur Barrette d'arrêter», s'exclame-t-il en faisant allusion aux signataires de la pétition.

M. Benoit souligne que les citoyens désireux de les imiter auront jusqu'au 19 février pour s'exécuter.

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