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Un homme se plaint de maux de tête, les médecins trouvent un ver dans son cerveau

21/11/2014 11:48 EST | Actualisé 21/11/2014 11:58 EST
Genome Biology 2014, 15: 510

Si vous êtes sensibles, voici une histoire que vous préféreriez sans doute ne pas entendre.

Des médecins en Angleterre ont eu de la difficulté à trouver les raisons pour lesquelles un patient chinois âgé de 50 ans avait des maux de têtes et des troubles de l'odorat. Après avoir passé des tests pour différents types de maladies qui se sont avérés négatifs, des scanners ont révélé la cause de ces symptômes étranges : un ver solitaire (ou ténia) vivait dans le cerveau de l'homme depuis 4 ans. Terrifiant !

Le parasite mesurait un centimètre de long et s'était frayé un tunnel de 5 centimètres dans le cerveau du patient lorsque les chirurgiens l'ont opéré en 2012, selon le Guardian. Il est maintenant totalement guéri.

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Au des quatre années, le ver s'est déplacé de 5 cm de la droite vers la gauche du cerveau, comme le montrent les lésions que les larves ont produites. (Credit: Nagui Antoun.)


Les chercheurs ont identifié le parasite comme étant un Spirometra erinaceieuropaei, une espèce rare de ténia que l'on trouve normalement en Chine, en Corée du Sud, au Japon et en Thaïlande. Seuls 300 cas d'infection par le parasite ont été recensés chez les humains.

Les scientifiques pensent que le Spirometra erinaceieuropaei peut se transmettre à l'homme en mangeant des crustacés ou des reptiles qui abritent le parasite, ou encore en ayant recours à un remède chinois pour les yeux à base de grenouilles.

«Nous ne nous attendions pas à voir une infection comme celle-ci au Royaume-Uni, mais avec la hausse de voyages internationaux, des parasites qui nous sont peu familiers apparaissent», a expliqué Dr Effrossyni Gkrania-Klotsas, chercheur au département de maladie infectieuse de l'hôpital d'Addenbrooke à Cambridge, dans un communiqué.

Le Dr Effrossyni Gkrania-Klotsas et ses collègues ont utilisé un échantillon du ver pour séquencer l'intégralité de son génome, ce qui est une première. Les résultats de cette recherche ont été publiés en ligne le 21 novembre dans la revue Genome Biology.

worm brain tissue

Vue du ver et du tissu cérébral au microscope.

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