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Attaque à Benghazi: l'administration Obama a bien agi, selon une enquête

21/11/2014 09:02 EST | Actualisé 21/01/2015 05:12 EST

WASHINGTON - Après deux ans d'enquête, le comité sur les services de renseignement de la Chambre des représentants aux États-Unis a conclu que la CIA et l'armée avaient bien agi lors des attaques contre le consulat américain de Benghazi, en Libye, en 2012.

Le comité à majorité républicaine a précisé qu'il n'y avait eu aucun manquement dans la transmission des renseignements, ni de délai pour envoyer une équipe de la CIA ou de failles dans l'intervention militaire. De plus, rien ne prouve que la CIA aurait envoyé des armes de la Libye vers la Syrie, contrairement à certaines allégations lancées par les opposants de l'administration Obama.

Immédiatement après que l'attaque soit survenue, les renseignements sur ses origines étaient contradictoires, selon le comité. L'ambassadrice des États-Unis aux Nations unies à l'époque, Susan Rice avait expliqué que les événements avaient découlé d'une manifestation près de l'édifice, ce qui était faux.

Toutefois, ce seraient les analystes en renseignement et non les responsables politiques qui auraient propagé ces informations erronées. Mme Rice, ni aucune autre autorité politique, n'auraient voulu agir de mauvaise foi pour mentir aux Américains, selon le rapport d'enquête.

Les attaques menées à Benghazi ont tué l'ambassadeur américain Christopher Stevens et trois autres Américains. L'extrémiste libyen Ahmed Abu Khatalla sera jugé prochainement en lien avec les meurtres.

Après les attentats, les républicains avaient vivement critiqué l'administration Obama et sa secrétaire d'État de l'époque, Hillary Clinton, pressentie pour être candidate aux élections présidentielles de 2016.

Certaines personnes, dont quelques-unes dans le gouvernement, avaient avancé qu'on avait ordonné à l'équipe de la CIA de suspendre ses activités lorsque l'enceinte diplomatique avait été prise d'assaut et que l'armée américaine n'était pas intervenue.

Ces mêmes critiques alléguaient que les autorités avaient sous-estimé l'importance du groupe Al-Qaïda dans l'attaque et que l'ambassadeur Stevens était impliqué avec la CIA dans une opération secrète pour envoyer des armes aux rebelles syriens.

Le rapport, qui nie toutes ces hypothèses, a été déposé discrètement, vendredi. Ses conclusions sont sensiblement les mêmes que d'autres comités qui s'étaient penchés sur la question. Un comité spécial de la Chambre des représentants déposera lui aussi un rapport d'enquête sur les événements de Benghazi en mai prochain.

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