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Des milliers de webcams piratées à travers le monde par un site russe

20/11/2014 12:16 EST | Actualisé 20/11/2014 12:17 EST

Des milliers de vidéos provenant de webcams, de caméras de surveillance ou même de moniteurs bébés au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou en France, ont fait leur apparition sur un site russe, a mis en garde jeudi le gendarme britannique du numérique.

Au total, plusieurs dizaines de pays sont concernés, a-t-il souligné, expliquant que le site russe, qui opère depuis un mois, profite d'une défaillance des systèmes de protection ou de l'absence de mot de passe pour accéder à ces images.

Les images de plus de 4.500 caméras aux Etats-Unis, 2 059 en France et 500 au Royaume-Uni, ont fait leur apparition sur ce site, dont une filmant la chambre d'un enfant à Birmingham, une autre un club de gym à Manchester ou encore un pub à Stratford.

Des caméras en nombre moindre ont aussi été piratées au Pakistan, au Kenya ou au Nicaragua.

Le site classe les images par pays et par appareil. La marque de caméras la plus citée est la chinoise Foscam, suivi par l'américaine Linksys et la japonaise Panasonic.

Le commissaire à l'information du Royaume-Uni, Christopher Graham, interrogé jeudi matin sur la radio BBC 4, a déclaré qu'il avait demandé aux autorités russes la fermeture de ce site. En attendant, il a appelé les détenteurs de caméras à changer leurs mots de passe et à les sécuriser davantage.

"Nous devons grandir à ce sujet. Ces instruments sont très pratiques si vous voulez vérifier que votre enfant ou votre boutique vont bien, mais tout le monde peut y accéder à moins que vous n’ayez un mot de passe efficace", a-t-il dit. "Si vous tenez à votre vie privée, prenez les mesures de sécurité basiques" ou alors "éteignez vos appareils", a-t-il ajouté.

M. Graham a par ailleurs salué la coopération avec les autorités des autres pays concernés. "Je pense que cela a démarré à Macao et Hong Kong, qui ont alerté les Australiens. Ils ont alerté les Canadiens qui nous ont alertés", a-t-il détaillé.

Il a avoué n'être au courant que depuis 24 heures seulement, "mais nous avons travaillé à déterminer la meilleure façon d'agir parce que nous voulons prendre des mesures règlementaires", a-t-il dit.

"Nous voulons prendre des actions très rapides, en coopération avec la Federal Trade Commission aux Etats-Unis pour faire fermer" ce site, a-t-il ajouté.

Selon lui, le site géré par des Russes est enregistré dans un territoire offshore sous administration australienne.

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