POLITIQUE

Réduire le nombre de commissions scolaires est-il rentable? Épreuve des faits (INFOGRAPHIE)

20/11/2014 08:23 EST | Actualisé 20/11/2014 08:23 EST
Image Source via Getty Images

La présidente de la Commission scolaire des Hautes-Rivières, Andrée Bouchard, doute que le ministre de l'Éducation réalise des économies en diminuant le nombre de commissions scolaires. Est-ce qu'elle dit vrai?

Un texte de Caroline Belley

« Ça peut se faire, mais ça prendra du temps, parce qu'il y a des conventions collectives qui protègent les gens. Les gens sont en sécurité d'emploi. »

— Andrée Bouchard, présidente de la Commission scolaire des Hautes-Rivières

Vérification faite : Andrée Bouchard a raison. Parmi les dépenses des commissions scolaires, les services administratifs ne représentent que 500 millions de dollars, soit 5 % de leur budget de 10,8 milliards de dollars. La portion dédiée aux salaires des enseignants et du personnel de soutien, donc aux services directs aux élèves, est de 69 %.

infographie commissions scolaires

Pour les spécialistes en relation de travail en milieu scolaire, diminuer les structures ne générera pas de réelles économies en raison des conventions collectives. Advenant des abolitions de postes, les employés qui cumulent plus de deux ans de service continu conservent leur plein salaire, tant et aussi longtemps qu'il n'y a pas un nouveau poste disponible.

Des informations obtenues par Radio-Canada indiquent que le ministre Bolduc entend abolir 26 commissions scolaires. Il ferait ainsi passer le nombre de commissions de 72 à 46, soit 36 francophones, 7 anglophones et 3 à statut particulier.

C'est le même scénario vécu en 1998 avec le gouvernement du Parti québécois. Les regroupements de commissions scolaires, qui devaient générer des économies de 100 millions de dollars, avaient plutôt forcé l'injection de 40 millions de dollars supplémentaires.

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