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Maciocia est heureux de lutter pour la coupe Vanier avec les Carabins

20/11/2014 05:28 EST | Actualisé 20/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Danny Maciocia n'est pas pressé de retourner à la Ligue canadienne de football.

L'homme de 47 ans, qui a conduit les Eskimos d'Edmonton à la conquête de la coupe Grey en 2005 est très heureux dans ses fonctions actuelles d'entraîneur-chef des Carabins de l'Université de Montréal.

Son équipe vient de mettre fin au règne de 11 ans de champions du Québec et de deux ans de champions canadiens du Rouge et Or de l'université Laval avec une victoire de 12-9 en prolongation, le week-end dernier.

Les Carabins sont maintenant à deux victoires d'un premier titre en Coupe Vanier. La première étape est le match de samedi, contre les Bisons de l'Université du Manitoba pour la coupe Uteck. Le vainqueur disputera la grande finale le 29 novembre, au stade Percival-Molson.

«J'ai reçu quelques offres pour diriger dans la LCF au cours des dernières années, a avoué Maciocia jeudi. J'ai gardé ça pour moi, je ne voulais pas qu'on en parle. Ça aurait pu affecter notre recrutement ici. Mais je suis heureux ici, j'ai l'un des meilleurs emplois au Canada. J'ai la chance de le faire chez moi, dans une institution qui jouit d'une belle réputation au niveau académique et qui appuie sans réserve ses équipes sportives.

«Il ne faut jamais dire jamais, mais j'y penserais par deux fois avant de plier bagage pour la LCF, car j'ai un job plutôt unique ici.»

Quand Marc Trestman a quitté les Alouettes de Montréal pour aller diriger les Bears de Chicago de la NFL, Maciocia était l'un des candidats à sa succession. Il a même rencontré le propriétaire Bob Wetenhall chez lui, en Floride, mais s'est retiré de la course avant qu'une décision ne soit prise.

«C'était la bonne chose à faire à ce moment-là, a-t-il expliqué, Nous avons un projet inachevé ici. Je voulais le voir se réaliser.»

Maciocia est à la tête du programme depuis 2011, prenant en charge une équipe révoltée par le congédiement de l'entraîneur Marc Santerre. L'université estimait que les notes des footballeurs et leur comportement ne répondaient pas aux attentes de l'institution. Des joueurs ont menacé de quitter le programme.

La directrice athlétique de l'Université de Montréal, Manon Simard, avait à l'époque émis un communiqué dans lequel elle disait que l'institution souhaitait «rehausser le niveau de notre programme de football aux niveaux athlétique, académique et de la discipline».

Maciocia est alors entré en jeu et a fait en sorte qu'aucun joueur ne quitte le navire. Il a aussi maintenu la réputation de Montréal, seule équipe de l'Association à être capable de garder les pointages serrés contre le puissant Rouge et Or, l'octuple champion national aux nombreux commanditaires privés.

Samedi dernier, deux semaines après avoir battu l'université Laval au CEPSUM, les Carabins ont infligé un premier revers à Québec au Rouget et Or en 71 matchs, soit depuis septembre 2004.

«Ils ont un modèle d'affaires différent du nôtre, mais je crois qu'il y a plus d'une façon de faire les choses, a dit Maciocia. Ce qu'ils ont fait pour le football au Québec est incroyable.

«Je pense que je peux le faire avec les bonnes personnes. Nous avons tous besoin d'argent, mais vous pouvez avoir l'argent sans avoir le bon personnel en place. Ici, on veut faire une différence. Autant les gens parlent de notre dernier match, autant notre plus grande victoire est la façon dont nous prenons soin de nos étudiants-athlètes.»

Le match entre les Bisons et les Carabins se mettra en branle à 12h30, samedi, au CEPSUM de l'Université de Montréal.

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