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La transmission de l'Ebola demeure intense au Sierra Leone, selon l'OMS

20/11/2014 05:59 EST | Actualisé 20/01/2015 05:12 EST

FREETOWN, Sierra Leone - La propagation du virus Ebola demeure «intense» presque partout sur le territoire de la Sierra Leone, a prévenu jeudi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), même si la situation s'est légèrement améliorée dans les deux autres pays les plus durement touchés.

Au moins 168 nouveaux cas confirmés ont récemment été détectés en une seule semaine à Freetown, la capitale de la Sierre Leone, révèle un rapport de l'OMS.

«Les chiffres continuent à augmenter et la transmission est persistante et répandue, a dit le responsable de la lutte à l'Ebola pour l'OMS en Sierra Leone, Amadu Kamara. Une réponse rapide et coordonnée est nécessaire pour freiner la propagation de la maladie Ebola.»

La document publié tard mercredi affirme que c'est en Sierra Leone que le plus faible pourcentage de patients infectés ont été isolés — seulement 13 pour cent, comparativement à 72 pour cent en Guinée.

L'Ebola se transmet par contact physique direct avec des fluides corporels d'une personne infectée. Il est donc crucial que les personnes atteintes soient placées en quarantaine dès que possible.

Les responsables de l'ONU souhaitent qu'au moins 70 pour cent des malades soient isolés, une cible qui est encore loin d'être atteinte, a dit M. Kamara.

«Les progrès sont lents et nous n'y arrivons pas, et nous devons intensifer nos efforts», a-t-il admis.

L'OMS soutient que 1250 personnes, dont sept médecins, ont péri en Sierra Leone depuis l'éclosion de l'épidémie, en début de présente année. Au total, l'Ebola fait quelque 5400 morts en près d'un an. Il s'agit de la pire épidémie de ce virus de toute l'histoire.

En revanche, poursuit le rapport, le nombre d'infections semble s'être «stabilisé» depuis quatre semaines au Libéria. La président libérienne Ellen Johnson Sirleaf a néanmoins demandé à la population de ne pas relâcher sa vigilance, même elle prétend que le pays a maintenant «pris le dessus».

«Notre gouvernement s'inquiète toujours qu'un progrès dans ce combat mène à la complaisance de la communauté internationale, a-t-elle dit mercredi. On doit garder à l'esprit que même si des progrès sont constatés à Monrovia, il continue à y avoir des secteurs chauds à travers la campagne du Libéria. Nous devons, dès lors, continuer à combattre cette maladie jusqu'au tout dernier cas.»

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