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Un sommet de l'ONU se met en branle sur les enjeux alimentaires contemporains

19/11/2014 11:12 EST | Actualisé 19/01/2015 05:12 EST

ROME - Dès l'ouverture d'un sommet onusien de trois jours, les représentants de plus de 170 gouvernements se sont engagés, mercredi, à faire plus d'efforts pour prévenir la malnutrition à travers le monde en adoptant des principes directeurs pour promouvoir un régime alimentaire sain et pour réduire les taux d'obésité.

Actuellement, plus de deux milliards de personnes — ce qui représente le tiers de la population mondiale — souffrent de problèmes nutritionnels, incluant les manques de vitamine A, d'iode, de fer et de zinc.

Ces diverses lacunes ont causé pas moins de 45 pour cent de l'ensemble des décès d'enfants en 2013.

En même temps, quelque 42 millions de bambins de moins de cinq ans souffrent d'embonpoint et environ 500 millions d'adultes étaient obèses en 2010, selon des données colligées par l'Organisation des Nations unies (ONU).

Les guerres, les désastres naturels et les épidémies ont des effets dévastateurs sur les habitudes alimentaires.

Ces situations font clairement ressortir l'importance d'assurer une distribution adéquate non seulement des denrées mais aussi des médicaments aux gens dans le besoin.

À l'occasion du sommet, des représentants gouvernementaux ont insisté sur l'importance d'y aller d'investissements supplémentaires dans des programmes nutritionnels, d'encourager l'allaitement maternel et de favoriser le développement de politiques agricoles visant une production fiable, durable et nourrissante.

Les lignes directrices visent également à pousser les autorités à mettre les consommateurs — et plus particulièrement les enfants — à l'abri de la mise en marché et de la publicité inadéquates en lien avec la nourriture pour réduire des taux d'obésité de plus en plus inquiétants.

Elles insistent également sur le fait que la combinaison d'un mode de vie sédentaire avec un régime riche en sucre et en gras saturés est responsable des problèmes croissants de surpoids autant dans les États riches que dans les pays pauvres.

Le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, Jose Graziano da Silva, a expliqué que l'enjeu de l'obésité n'était pas bien haut dans la liste des priorités de l'ONU la dernière fois que des gouvernements s'étaient engagés à se battre contre la malnutrition il y a 22 ans.

Cependant, selon lui, les choses ont évolué puisque plusieurs pays développés doivent désormais composer simultanément avec des défis associés à la sous-alimentation et à l'obésité.

Il est d'avis que pour endiguer ces problèmes, il faudra chercher un meilleur équilibre entre les intérêts des producteurs et des consommateurs en plus de demander aux acteurs du secteur privé de travailler de concert avec les législateurs pour mettre de l'avant des propositions alimentaires saines.

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