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On verra dès jeudi si le Canadien a retenu la leçon qu'il dit avoir tirée

19/11/2014 02:35 EST | Actualisé 19/01/2015 05:12 EST

BROSSARD, Qc - On pourra constater dès jeudi si le Canadien a retenu la leçon qu'il dit avoir tirée de la cinglante défaite encaissée face aux Penguins de Pittsburgh, mardi. Les Blues de St. Louis représentent pour lui une autre belle unité de mesure.

«C'est l'équipe la plus complète de la ligue selon moi, pas loin en tout cas», a argué Pierre-Alexandre Parenteau, mercredi.

L'attaquant québécois connaît bien les Blues pour les avoir affrontés souvent dans l'uniforme de l'Avalanche du Colorado, au cours des deux dernières saisons.

«Ils sont rapides, très talentueux à l'attaque, et ils misent sur d'excellents défenseurs et de bons gardiens, a-t-il énuméré. Ce sera un autre gros défi pour nous.»

Dale Weise est un autre joueur du Tricolore qui peut témoigner de la qualité des prochains visiteurs au Centre Bell.

«Dans l'Ouest, j'estime que les Blues et les Kings de Los Angeles sont les plus dominants, a-t-il avancé. Ils sont imposants physiquement, robustes et rapides. Ils foncent continuellement vers l'avant, en échec avant et en repli. Quand ils récupèrent la rondelle dans leur zone, la relance se fait très vite. C'est une des meilleures équipes de la ligue depuis quelques saisons. Pour une raison que j'ignore, ils n'ont guère de succès en séries éliminatoires.»

Comme les Penguins, les Blues se nourrissent des erreurs de leurs adversaires. D'où l'importance de respecter le plan établi, comme l'a relevé le gardien Carey Price. Ce qu'on n'a pas fait dans le dernier revers de 4-0.

«C'est quand on tente d'ouvrir le jeu qu'on se met à faire des erreurs», a signalé Price.

Gros trio

Les Blues ont un trio de jeunes qui fait flèche de tout bois, avec en tête la jeune sensation russe Vladimir Tarasenko, qui totalise 21 points (10-11) en 18 matchs. Jaden Schwartz (18 points) et le Finlandais Jori Lehtera (17) complètent l'unité.

«On pouvait voir la saison dernière qu'il était près d'éclore, a mentionné Parenteau, au sujet de Tarasenko, qui aura 24 ans le mois prochain. Je ne m'attendais pas à ce qu'il le fasse de la sorte, mais c'est tout un joueur. C'est un rapide patineur qui marque des buts spectaculaires.»

Lehtera est une recrue âgée de 26 ans qui arrive de la KHL russe. Jiri Sekac du Canadien l'a bien connu.

«Je ne suis pas surpris qu'il connaisse vite du succès. C'était un très bon joueur dans la KHL. Il est plus expérimenté que moi, ça lui facilite la période d'adaptation», a soutenu le Tchèque âgé de 22 ans qui montre cinq points à son dossier en 13 matchs.

Cuisantes défaites

Chez le CH, on a soutenu qu'on sera plus motivé à la suite de l'affront subi face aux Penguins. Le hic, c'est que les Blues seront tout autant affamés après avoir été blanchis 2-0 par les Bruins, à Boston.

«C'est comme ça: quand tu te fais blanchir, tu veux revenir fort», a tranché Parenteau.

Le Canadien montre une éloquente fiche de 14-5-1, qui lui confère 29 points (sept de plus qu'après 20 matchs la saison dernière). Mais il y a une chose qui agace Parenteau: toutes ces cuisantes défaites que l'équipe a subies.

«Nous avons une bonne fiche, on ne peut pas se plaindre. Quand on perd, on se fait varloper. Je trouve ça 'plate' qu'on ne soit pas davantage dans le coup, a-t-il déploré. J'aimerais qu'on soit plus compétitifs. Comme mardi, il n'y a aucune raison que le score ait été de 4-0. Il aurait fallu qu'on profite de nos chances en début de première et de deuxième périodes. Et qu'on reste concentrés.»

Le Canadien commet beaucoup trop de revirements pour une équipe de premier plan. Avant mercredi, il venait au deuxième rang de cette colonne peu enviable, avec 203 revirements. Les Kings étaient premiers avec 207. Les Blues sont l'équipe qui en commet le moins, avec seulement 79.

«Nous avons multiplié les revirements dans les matchs perdus de façon décisive, a opiné Weise. Il y a trop de talent dans cette équipe pour que nous donnions autant la rondelle à nos adversaires.»

Les défaites contre des équipes de haut de classement ne sont pas une source de préoccupation pour Price.

«Pas du tout, a-t-il répondu. Nous gagnons des matchs. Nous ne pouvons pas tous les gagner. Si nous perdions contre les équipes de bas de classement, là je serais plus préoccupé.»

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