NOUVELLES

Le secteur agricole disséqué dans trois nouvelles études commandées par l'UPA

19/11/2014 03:49 EST | Actualisé 19/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - L'Union des producteurs agricoles (UPA) a dévoilé trois études, mercredi, qui font, selon elle, la démonstration claire du «rôle de premier plan que peut jouer l'agriculture dans le développement du Québec».

Selon les études réalisées par ÉcoRessources, les secteurs de l'agriculture et de la transformation alimentaire ont généré près de 200 000 emplois en 2013, soit 5,1 pour cent des emplois de la province.

Leur activité économique s'est élevée à 17 milliards $ cette année-là, ce qui représente environ 5,9 pour cent du produit intérieur brut du Québec.

Ces secteurs ont apporté des revenus de plus de 4,5 milliards $ aux divers paliers de gouvernement, soulignent les documents, qui notent en outre que le soutien accordé par le gouvernement au secteur agricole est à son plus faible niveau en 10 ans.

Avec un soutien gouvernemental évalué à 21 pour cent, l'industrie agricole du Québec profitait en 2013 d'un appui supérieur à celui du Canada (11,6 pour cent) et des États-Unis (7,4 pour cent).

En Norvège et en Islande, où le climat est comparable à celui du Québec, l'industrie agricole a cependant profité l'an dernier de soutiens respectifs de 52,9 pour cent et 41,3 pour cent.

Malgré tout, plus des trois quarts des 200 entrepreneurs agricoles interrogés par ÉcoRessources se sont dit assez ou très confiants vis-à-vis de l'évolution de l'économie agroalimentaire au Québec pour les trois prochaines années.

La plupart des producteurs interrogés misent en outre sur une augmentation de leurs revenus pendant cette même période.

Cependant, ils ne portent pas de lunettes roses et reconnaissent ouvertement que pour espérer améliorer leur sort, ils doivent constamment faire face à des défis liés, entre autres, à la disponibilité de la main-d'oeuvre et des terres, à l'accès au financement et à l'absence de relève.

PLUS:pc