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La Réserve fédérale se montre confiante malgré de nouvelles menaces

19/11/2014 05:07 EST | Actualisé 19/01/2015 05:12 EST

WASHINGTON - Les administrateurs de la Réserve fédérale américaine ont discuté d'une variété de menaces économiques lors de leur réunion d'octobre — allant de la turbulence des marchés financiers à la faiblesse des économies outre-mer —, mais ils ont décidé d'aller de l'avant avec la fin de leurs achats d'obligations.

Le procès-verbal de la rencontre des 28 et 29 octobre de la Fed, dévoilé mercredi, a montré que les responsables s'étaient penchés sur plusieurs menaces économiques, comme la forte fluctuation des prix des actions aux États-Unis ou les signes croissants de faiblesse dans des régions clés comme l'Europe et l'Asie.

Les administrateurs ont aussi exprimé la crainte de voir l'inflation — qui se situe sous la cible de deux pour cent de la Fed — reculer davantage en raison de la chute des prix de l'énergie et de la vigueur récente du dollar américain.

Un certain nombre de membres du conseil ont souligné que la croissance économique pourrait être plus faible à moyen terme que ce qui est anticipé actuellement, si les conditions économiques outre-mer ou les marchés financiers se détériorent significativement, indiquent le procès-verbal. Mais les responsables ont aussi observé que l'économie américaine était bien ancrée et qu'elle devrait continuer à s'améliorer.

Pour une deuxième rencontre consécutive, il a été question des mots utilisés pour faire état des perspectives de hausse des taux d'intérêt. Les membres du conseil ont débattu de la pertinence de modifier le choix des mots employés depuis le printemps pour exprimer que la Fed s'attend à maintenir son taux directeur à un niveau historiquement bas pour une «période de temps considérable» à la suite de l'arrêt des achats mensuels d'obligations.

La Fed a finalement décidé de conserver l'expression «période de temps considérable», de crainte qu'une modification soit mal interprétée et entraîne une hausse des taux sur les marchés, ce qui pourrait nuire à la reprise.

La plupart des économistes ne s'attendent pas à ce que la Fed commence à relever les taux d'intérêt avant la mi-2015, et rien de ce qui est révélé dans le procès-verbal de la récente rencontre ne pointe dans une autre direction.

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