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Accident mortel d'un enfant: aucune accusation contre le policier de la SQ

19/11/2014 12:16 EST | Actualisé 19/11/2014 12:17 EST
Radio-Canada

Aucune accusation ne sera portée contre l'agent de la Sûreté du Québec impliqué dans un accident qui a tué un enfant de cinq ans, en février dernier, à Longueuil, alors qu'il roulait à haute vitesse.

Le policier circulait à 122 km/h dans une zone résidentielle à bord d'une voiture banalisée de la Sûreté du Québec lorsqu'il est entré en collision avec une autre voiture où se trouvaient un enfant, une adolescente et leur père.

Le bambin avait été tué lors de la collision alors que sa sœur de 14 ans et son père avaient été tous les deux blessés. Le père se rendait à l'école pour y déposer ses enfants.

Selon nos sources, le policier ne répondait pas à un appel d'urgence lorsqu'il est entré en collision avec l'autre véhicule à l'intersection des boulevards Gaétan-Boucher et Davis, le matin du 13 février 2014.

Comme il s'agit d'un incident impliquant un policier, l'enquête a été confiée à un autre corps policier, soit le Service de police de la Ville de Montréal, en vertu de la politique ministérielle prévue dans de pareils cas.

Ainsi, la semaine dernière, les parents du garçon de cinq ans ont appris de la part du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) qu'aucune accusation ne sera portée contre l'agent de la SQ.

Aucune explication aux parents

Le rapport des enquêteurs du SPVM étant confidentiel en raison de la politique ministérielle, les parents n'ont pas pu connaître les raisons pour lesquelles l'agent de la SQ a été disculpé par le procureur du DPCP.

Une décision pour le moins étonnante compte tenu du fait que l'agent roulait à plus de deux fois la vitesse permise dans une zone résidentielle. D'ordinaire, un conducteur arrêté dans de pareilles circonstances doit faire face à des accusations de conduite dangereuse.

Fait à noter, le procurer du DPCP n'a pas non plus à justifier les raisons pour lesquelles il estime qu'il n'y a pas matière à poursuite dans ce dossier.

Comme rien n'est public dans ce processus d'enquête, une telle décision dans ces circonstances soulève des doutes et des questions sur la transparence et l'apparence de conflit d'intérêts où des policiers sont appelés à enquêter sur les agissements d'autres policiers.

Retour sur l'affaire Markovic

Cette affaire rappelle le cas du policier Serge Markovic, qui avait tué un enfant en 1990, alors qu'il roulait à 90 km/h dans une zone scolaire. L'agent, qui répondait à un appel, avait grillé un feu rouge et heurté mortellement le jeune Paul MacKinnon qui traversait la rue sur un feu vert.

Accusé et reconnu coupable de conduite dangereuse, l'agent Markovic avait été condamné à 45 jours de prison.

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