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Le Conseil de sécurité est appelé à traduire la Corée du Nord devant la CPI

18/11/2014 06:43 EST | Actualisé 18/01/2015 05:12 EST

L'effort le plus prononcé à ce jour envers une reddition de comptes de la Corée du Nord et de son leader Kim Jong Un pour des crimes contre l'humanité allégués a progressé, mardi, aux Nations unies. Un envoyé de Pyongyang a répliqué en menaçant de procéder à davantage d'essais nucléaires.

Le comité des droits de l'homme de l'Assemblée générale des Nations unies a approuvé une résolution pressant le Conseil de sécurité de référer la situation des droits en Corée du Nord devant la Cour pénale internationale (CPI). La résolution non contraignante sera soumise à un vote en Assemblée générale dans les prochaines semaines. La Chine et la Russie, qui comptent des droits de veto au Conseil de sécurité, se sont prononcés contre la résolution au sein du comité des droits de l'homme.

La résolution a émané d'un rapport accablant d'une commission d'enquête des Nations unies publié plus tôt cette année, qui soutenait que le bilan des atteintes aux droits de la personne en Corée du Nord «dépassait tous les autres en durée, en intensité et en horreur».

La perspective de voir leur jeune dirigeant être ciblé par des procureurs à l'international a incité les responsables nord-coréens à des efforts musclés pour tenter de faire dérailler la résolution.

La Corée du Nord a effectué une mise en garde marquée dans ses commentaires avant le vote. Tenter de punir la Corée du Nord sur les droits humains «nous incite à ne plus s'abstenir de mener des essais nucléaires», a exprimé Choe Myong Nam, un conseiller du ministère des Affaires étrangères sur les questions des droits de la personne et des Nations unies. Ses collègues n'ont pas donné de détails sur ces menaces.

Le conseiller a aussi accusé l'Union européenne et le Japon, cocommanditaires de la résolution, de «soumission et de flagornerie» à l'égard des États-Unis, et a promis des «conséquences graves et imprévisibles» si la résolution devait aller de l'avant.

L'UE a rapidement publié un communiqué saluant le soutien de 111 pays lors du vote. Dix-neuf pays ont voté contre la résolution, et 55 se sont abstenus.

La Corée du Nord et ses alliés ont argué qu'une résolution ciblant un seul pays établirait un dangereux précédent, et que d'autres pays en développement pourraient être pris à partie.

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