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L'attaquant Patric Hornqvist a remporté le gros lot avec les Penguins

18/11/2014 03:03 EST | Actualisé 18/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Si la LNH lançait une loterie pour ses joueurs, l'attaquant Patric Hornqvist aurait sans aucun doute gagné le gros lot.

La carrière de Hornqvist s'est métamorphosée depuis que les Penguins de Pittsburgh l'ont acquis en compagnie de Nick Spalding des Predators de Nashville en retour du joueur étoile James Neal, le 27 juin dernier.

«Je savais que ç'allait être formidable pour ma carrière de hockeyeur, a confié Hornqvist. Quand tu peux jouer avec deux des meilleurs joueurs au monde, c'est de toute évidence une expérience fabuleuse. De plus, je crois qu'ils vont me permettre de devenir un meilleur joueur. J'étais vraiment heureux d'apprendre cette transaction, car les Penguins forment une très bonne équipe.»

Jusque-là, l'attaquant repêché en septième ronde, 230e au total, au repêchage de 2005, roulait sa bosse dans la LNH. À Nashville, Hornqvist évoluait pour une équipe axée sur la défensive. Il s'était néanmoins distingué en inscrivant au moins 20 buts à ses quatre premières saisons complètes dans le circuit Bettman. Il évoluait alors avec des compagnons de trio tels que Marcel Goc et Steve Sullivan.

Puis la transaction est survenue. Elle lui a permis d'entamer la saison 2014-15 au sein du premier trio, en compagnie de Chris Kunitz et Sidney Crosby. Il s'est ensuite retrouvé au sein de la deuxième unité avec Evgeni Malkin et Spaling. Pas si mal, n'est-ce pas?

«Je ne sais pas comment ça pourrait aller mieux», avoue le Suédois, le sourire fendu jusqu'aux oreilles.

Les résultats n'ont pas tardé à se faire sentir, comme en témoignent ses neuf buts et 10 mentions d'aide en seulement 16 matchs cette saison. Des statistiques qui tendent à démontrer qu'il n'a pas trop souffert du changement de philosophie en passant aux Penguins, au deuxième rang de la ligue cette saison avec une moyenne de 3,68 buts par match avant les rencontres de mardi.

«Ça n'a pas été trop difficile, parce qu'ils ont tout changé — le directeur général, l'entraîneur-chef ainsi que quelques autres joueurs —, donc tout le monde a dû recommencer sur de nouvelles bases», a expliqué Hornqvist.

Trêve de modestie, son entraîneur-chef Mike Johnston ainsi que ses coéquipiers sont tous unanimes: Hornqvist est très apprécié dans le vestiaire.

«C'est un super de bon gars, a lancé Kristopher Letang. Sa plus grande qualité, c'est son adaptation. Il est super facile à approcher. Et en plus il complète bien nos joueurs de centre. Crosby et Malkin adorent fabriquer des jeux, tandis que Hornqvist préfère se diriger vers le filet adverse. Il travaille fort, et adore lancer la rondelle au filet. Honnêtement, je crois que c'était un bon 'fit' pour l'équipe et lui.»

Maata a reçu l'appui de Mario Lemieux

Le défenseur Olli Maatta effectuera un retour au jeu mardi soir contre le Canadien, deux semaines après avoir été opéré pour une tumeur cancéreuse à la glande thyroïde.

«Je n'aurais jamais pensé revenir au jeu aussi rapidement, mais je dois remercier les docteurs pour la qualité de leurs soins», a dit Maata, qui a marqué un but et récolté cinq passes en 10 matchs cette saison.

Les Penguins sont abonnés aux mauvaises nouvelles depuis quelques années déjà. Après Crosby, qui a été ennuyé par les commotions cérébrales en 2011, il y a eu Letang, qui a subi un accident vasculaire cérébral à son domicile le 29 janvier dernier, et Maata maintenant. Sans parler de la maladie de Hodgkin, une forme de cancer, qui a frappé de plein fouet l'actuel propriétaire des Penguins, Mario Lemieux, en janvier 1993. Ce dernier a d'ailleurs tenu à réconforter Maata dans son processus de guérison.

«Tout le monde a été très gentil envers moi, admet d'emblée le joueur âgé de 20 ans. J'ai reçu l'appui de tous les gars dans le vestiaire. Mario aussi est venu me parler. (...) Ça m'a beaucoup touché.»

Selon Letang, plutôt que de miner leur moral, ces obstacles au fil de ans ont resserré les liens entre les joueurs des Penguins et rendus leur détermination encore plus forte.

«Notre équipe n'a vraiment pas été chanceuse au cours des dernières années. J'ai vécu quelque chose en dehors de la patinoire, Olli aussi, donc j'étais là pour lui parler, l'aider à passer au travers, a relaté Letang. Sans parler des grosses blessures à des gars comme Pascal Dupuis — qui sera absent mardi soir — l'an dernier, à Malkin et à 'Sid'. On est habitués à ces situations-là. On essaie juste de s'encourager et de garder la tête haute.»

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