NOUVELLES

La victimisation des enfants du N-B dépasse largement les moyennes nationales

18/11/2014 10:42 EST | Actualisé 18/01/2015 05:12 EST

FREDERICTON - La situation des enfants du Nouveau-Brunswick a de quoi inquiéter à la lumière du rapport du Bureau du défenseur des enfants et de la jeunesse et le Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick, publié mardi.

On y apprend que le taux d’enfants et de jeunes victimes de violence familiale au Nouveau-Brunswick est 33 pour cent plus élevé que la moyenne nationale, soit 365 cas par 100 000 habitants, comparativement à une moyenne nationale de 267.

De plus, la grande majorité des filles, soit deux sur trois, déclare avoir été victime d’intimidation.

Aussi, le taux d’hospitalisation pour des blessures chez les enfants et les jeunes du Nouveau-Brunswick, lui, est 60 pour cent plus élevé que la moyenne nationale, à 41,4 cas par 10 000 habitants, contre 25,8 à l'échelle canadienne.

Autre donnée très inquiétante: le taux de Néo-Brunswickois accusés d’infractions sexuelles impliquant des enfants est plus du double de la moyenne nationale, soit sept cas par 100 000 habitants comparativement à 4,3 dans l'ensemble canadien.

La publication du rapport coïncide avec l'inauguration de la première table ronde de la Stratégie provinciale de prévention des dommages causés aux enfants et aux jeunes. Cette stratégie, qui doit être lancée en 2015, prévoit l'élaboration d'un plan d’action basé sur le respect des droits des enfants et des jeunes tant du côté de la prévention que de l'intervention en matière d'abus, de négligence et de mauvais traitement.

Certaines données du rapport sont toutefois encourageantes, mais plutôt que d'exonérer les adultes, elles démontrent que le comportement des jeunes Néo-Brunswickois se compare avantageusement à celui des autres jeunes Canadiens.

Ainsi, par exemple, l’indice de gravité des crimes violents commis par des jeunes est de 55 au Nouveau-Brunswick, comparativement à 70 à l’échelle nationale.

De plus, le taux de crime juvénile rapporté au Nouveau-Brunswick a diminué de 21 pour cent entre 2012 et 2013.

PLUS:pc