DIVERTISSEMENT

Une exposition exceptionnelle sur Madame Cézanne à New York

18/11/2014 12:10 EST | Actualisé 18/11/2014 12:10 EST
DON EMMERT via Getty Images
A journalist looks at the exhibit 'Madame Cézanne' November 17, 2014 during a press preview at the Metropolitan Museum of Art in New York. The first exhibition of paintings, drawings, and watercolors by Paul Cézanne (18391906) of his most painted model, Hortense Fiquet (18501922), will be on display to the public at The Metropolitan Museum of Art from November 19, 2014-March 15, 2015. AFP PHOTO / Don EMMERT 'MANDATORY MENTION OF THE ARTIST UPON PUBLICATION' (Photo credit should read DON EMMERT/AFP/Getty Images)

Longtemps cachée, toujours mal-aimée, Hortense Fiquet était la femme et le modèle préféré de Paul Cézanne. Le Metropolitan Museum de New York lui rend hommage à travers une exposition exceptionnelle, rassemblant pour la première fois la plupart de ses portraits.

Le Met a réuni pour "Madame Cézanne", qui ouvre mercredi jusqu'au 15 mars 2015, 24 des 29 toiles peintes par Cézanne d'Hortense Fiquet, sur une période d'environ 20 ans. S'y ajoutent des croquis au fusain et des aquarelles, moins posés, plus tendres.

"C'est la toute première exposition qui réunit les peintures, dessins et aquarelles d'Hortense Fiquet", souligne la conservatrice responsable de l'exposition, Dita Amory.

De cette femme mystérieuse, l'histoire n'a pas retenu grand chose, au delà d'une vie difficile, cachée dans l'ombre de Cézanne.

Née en 1850, elle le rencontre en 1869, alors qu'elle travaille pour un relieur. Elle a 19 ans, il en a 30, et le peintre français (1839-1906) cache cette liaison, ainsi que la naissance de leur fils Paul en 1872, de peur de déplaire à son père banquier qui le finance. Car pendant très longtemps, Cézanne n'arrive pas à vendre sa peinture.

Le couple vit souvent séparé, même après leur mariage en 1886. Et si Cézanne finalement l'épouse, 17 ans après l'avoir rencontrée, c'est plus pour "légitimer l'héritage de son fils" que par passion, explique Mme Amory.

Mais au fil des années, Paul Cézanne, qui "préférait peindre le familier, pour innover", peint Hortense régulièrement. Elle n'a pas le droit de parler, doit poser pendant des jours et des jours "dans un silence absolu" explique la conservatrice. "Il voulait que personne ne regarde, il ne voulait aucun bruit dans son atelier".

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

6 expositions à voir cet automne à Montréal