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Projet de loi 10: la CAQ craint la politisation et la bureaucratisation

17/11/2014 03:29 EST | Actualisé 17/01/2015 05:12 EST

QUÉBEC - La Coalition avenir Québec (CAQ) veut modifier la réforme du réseau de la santé des libéraux pour réduire les risques de «rebureaucratisation» et de politisation.

Le député caquiste Éric Caire a affirmé lundi qu'il faut réduire les territoires de certaines des nouvelles structures administratives régionales proposées dans le projet de loi 10.

M. Caire croit que les populations desservies par les centres intégrés de santé et services sociaux ne devraient pas excéder 500 000 personnes.

Dans son projet de loi, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, propose notamment qu'en Montérégie un seul CISSS soit instauré pour une population de 1,5 million de personnes.

Le projet de loi ferait passer le nombre d’établissements du réseau de la santé de 182 à 28. En vertu du projet de loi, les agences de la santé et les conseils d’administration des établissements seront abolis pour être remplacés par des CISSS, ce qui doit générer des économies annuelles récurrentes de 220 millions $ à partir de 2017.

Lors d'un point de presse, M. Caire a rappelé que la précédente réforme administrative du réseau de la santé, proposée par Philippe Couillard, a mené à une hausse du nombre de cadres, après l'avoir initialement réduit.

«Les CISSS, tels que proposés, sont, dans plusieurs cas, beaucoup trop grands, a-t-il dit. Ça amène une difficulté administrative et une possibilité non négligeable de rebureaucratisation, ce qui n'est pas souhaitable.»

La CAQ croit qu'il faudra de cinq à sept CISSS supplémentaires pour garder une dimension permettant d'offrir adéquatement des servies à la population.

M. Caire réclame également des modifications aux pouvoirs de nomination du ministre de la Santé, pour éviter les risques de politisation.

Selon lui, le pdg des CISSS doit être nommé par le conseil d'administration et non pas par le ministre.

«Ce n'est pas un projet de loi qui va dans le sens de décentraliser la capacité du réseau à donner des soins, à décider de ses soins, a-t-il dit. Donc, il y a des modifications majeures à y apporter pour le rendre à son terme, mais je pense que c'est surtout, le projet de loi, la vision d'un homme.»

La CAQ votera pour l'adoption du principe du projet de loi 10. La prochaine étape sera l'étude d'amendements.

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