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L'ours polaire de l'Arctique ne va pas bien, conclut une étude de 10 ans

17/11/2014 05:19 EST | Actualisé 17/11/2014 05:27 EST
ASSOCIATED PRESS
This handout photo provided by the US Geological Survey, taken in 2005, shows a male polar bear approaching biologists in Beaufort Sea, Alaska. A new U.S.-Canada study says a key polar bear population fell nearly in half in the past decade, with scientists seeing a dramatic increase in young cubs dying. Researchers chiefly blame shrinking sea ice from global warming. Scientists from the US Geological Survey and Environment Canada tagged and released polar bears in the southern Beaufort Sea from 2001 to 2010. The bear population shrank to about 900 in 2010, down from about 1600 in 2004. (AP Photo/Steven C. Amstrup, USGS)

Les ours polaires de la mer de Beaufort, dans le nord-ouest de l'Arctique canadien, ne se portent pas bien, selon une nouvelle étude.

Leur population s'est stabilisée après un déclin dramatique au milieu des années 2000, mais leur santé s'est détériorée, notamment à cause d'un changement dans leur régime alimentaire, selon cette étude réalisée à partir de données recueillies sur une période de 10 ans dans les Territoires-du-Nord-Ouest, au Yukon et en Alaska, qui bordent la mer de Beaufort. Les chercheurs y ont non seulement recensé les ours polaires, mais ils ont aussi évalué leur état de santé, leur âge et le taux de survie des oursons.

Ils ont découvert ainsi que la population d'ours polaires dans la mer de Beaufort avait connu une baisse de près de la moitié au milieu des années 2000. Entre 2003 et 2007, seuls deux des 80 oursons recensés dans la banque de données ont atteint l'âge adulte.

À ce moment, la population d'ours polaires n'atteignait plus que 900 individus dans cette région. Ce déclin semble cependant s'être arrêté en 2007, de façon inexpliquée pour l'instant.

Les chercheurs soutiennent que les ours polaires peuvent certes survivre en mangeant les restes de baleines tuées par les Autochtones, mais rien ne remplacera le bon vieux régime à base de phoque, riche en graisses.

Or, les phoques sont chassés par les ours sur les glaces marines, et celles de la mer de Beaufort fondent plus rapidement que dans n'importe quelle mer du monde à cause du réchauffement climatique.

"Nous sommes à peu près certains que les ours polaires ne peuvent survivre sans glace de mer, que ce soit en terme de population ou en terme de répartition géographique", a indiqué le professeur Steve Amstrup, coauteur de l'étude publiée lundi.

Qui plus est, la fonte de la glace de mer n'aide pas non plus les proies des ours. Sur une glace fondante, les petits des phoques annelés sont plus vulnérables aux crocs des ours, et la population des phoques se renouvelle donc moins bien.

"En ce qui concerne la mer de Beaufort, on doit probablement s'attendre à des déclins continus", a estimé le biologiste Amstrup.

Les scientifiques s'attendent à une diminution des deux tiers environ des populations d'ours polaires dans le monde d'ici 2050. Ils estiment que ces populations sont actuellement en déclin au sein de quatre des 19 populations d'ours polaires dans le monde; cinq sont stables, et on ne dispose pas de données suffisantes pour les 10 autres. On dénombrerait actuellement de 20 000 à 25 000 ours polaires dans le monde, surtout au Canada.

Le mois dernier, les chasseurs du sud de la baie d'Hudson ont accepté de réduire leurs quotas.

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