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Les Hongrois ont bruyamment manifesté leur dégoût face à la corruption

17/11/2014 04:47 EST | Actualisé 17/01/2015 05:12 EST

BUDAPEST, Hongrie - Plus de 10 000 personnes sont descendues dans les rues dans la capitale hongroise afin de réclamer la tête du chef de l'administration fiscale ainsi qu'une plus grande imputabilité de la part du gouvernement du premier ministre Viktor Orban.

La manifestation tenue à l'extérieur du Parlement, lundi, a réuni des gens insatisfaits face au refus de M. Orban de congédier Ildiko Vida, qui est «persona non grata» aux États-Unis en raison d'allégations de corruption.

L'événement, baptisé le «Jour de l'indignation publique», était le quatrième rassemblement antigouvernemental tenu à Budapest en un mois.

De plus petites activités de protestation ont eu lieu dans une vingtaine d'autres villes hongroises ainsi que dans diverses capitales européeennes comme Londres, Berlin et Stockholm.

L'organisateur de la manifestation, Balazs Nemes, a blâmé la classe politique de la Hongrie au grand complet pour les problèmes connus par le pays.

Il a clamé que les manifestants ne s'étaient pas déplacés «pour enterrer un gouvernement mais bien un système».

Au terme du rassemblement, de nombreuses personnes ont refusé de rentrer chez elles en dépit des demandes répétées des forces de l'ordre en ce sens.

La foule a démantelé des barrières en métal disposées près du Parlement et s'est positionnée en face des policiers qui étaient équipés de leur dispositif antiémeute.

Elle a entonné l'hymne national et des chants de dénonciation visant spécifiquement le premier ministre.

Quelques protestataires ont essayé de forcer les agents à reculer mais aucun incident violent n'a été rapporté.

«Le gouvernement nous raconte un mensonge après l'autre, les politiciens s'enrichissent de plus en plus et dans cette démocratie, ils sont les seuls gagnants», a martelé l'étudiante Anna Der.

«Nous devons nous assurer que notre message se rende jusqu'aux oreilles de [Viktor] Orban», a-t-elle ajouté.

La Hongrie n'en est pas à ses premiers troubles sociaux.

Le 28 octobre, une manifestation monstre avait été organisée pour dénoncer l'intention du gouvernement de créer une nouvelle taxe sur l'utilisation d'Internet. À peine trois jours plus tard, le premier ministre avait fait marche arrière.

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