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Les Carabins sont déjà à pied d'oeuvre pour préparer le match contre les Bisons

17/11/2014 04:37 EST | Actualisé 17/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Victorieux du Rouge et Or de l'université Laval samedi, Danny Maciocia n'avait pas réalisé l'impact de cette victoire pour l'Université de Montréal, pour la ville de Montréal et, aussi, pour le monde du football au pays. Maintenant qu'il l'a réalisé, il n'a plus le temps de la savourer.

«Je sais qu'il y avait beaucoup d'engouement pour ce match-là mais, moi, je ne le voyais que comme un quart de finale, a indiqué celui qui est à la tête du programme depuis 2010. Je n'arrivais pas à comprendre l'impact de cette victoire-là. J'ai commencé à le réaliser quand je suis rentré dans le vestiaire: mon téléphone était sur le point de sauter! J'avais quelque chose comme 118 textos et 68 courriels de félicitations! J'avais manqué trois appels du maire (de Montréal Denis) Coderre.

«C'est quelque chose que je n'avais jamais vécu, même après mes deux conquêtes de la Coupe Grey. J'ai réalisé à ce moment que nous avions fait quelque chose de spécial, d'unique. (...) J'ai même reçu des courriels de partisans du Rouge et Or, qui ont démontré beaucoup de classe. On réalise maintenant qu'on représente le Québec au complet.»

Mais Maciocia et sa troupe n'ont pas eu le temps de célébrer cette victoire bien longtemps. Toute l'équipe d'entraîneurs des Carabins s'est remise au travail dès 18h30 dimanche soir, heure à laquelle les premiers films des matchs des Bisons de l'Université du Manitoba, leurs adversaires pour l'obtention de la coupe Uteck, samedi prochain, au CEPSUM, leurs ont été livrés.

«Nous sommes ici depuis six heures ce matin, a-t-il dit lundi après-midi, et je sais qu'il y a des entraîneurs qui sont restés jusqu'à 1h30 cette nuit. Nous travaillons fort. Il faut mettre un plan en place pour notre premier entraînement, mardi. C'est certain que les Bisons forment une équipe tout à fait différente de ce que nous voyons sur une base régulière au Québec. C'est certain que nous avons du pain sur la planche, mais je suis convaincu que les Bisons doivent relever les mêmes défis que nous.»

Les Carabins entrent en territoire inconnu — idem pour leurs partisans. Quand ils fouleront le terrain du CEPSUM samedi prochain, ce sera la première fois qu'ils le feront pour un enjeu de cette taille.

«Nous avons un groupe très spécial, a noté Maciocia. Je ne crois pas qu'ils réalisent ce qu'ils ont accompli. Ils semblent être insensibles à ce qui se passe autour d'eux, et je pense que j'aime ça comme ça. Au moins pour quelques semaines encore. Je suis très fier d'être en mesure de marquer l'histoire de l'université, mais il reste — au minimum — un autre match à jouer. On va travailler très fort.»

Maciocia ne compte pas changer quoi que ce soit à son approche pour cette rencontre face aux Bisons, qu'il ne perçoit que comme l'étape suivante pour son club.

«Pour nous, il n'y a pas grand-chose qui va changer. Je réalise que c'est différent d'un match de saison régulière. Mais nous avons un groupe d'athlètes tellement calme. Je ne pense pas qu'on va travailler plus fort: rendu à ce point-ci, ça fait deux mois et demi qu'on ne perd pas de match. Ce qu'on fait, ça fonctionne.»

Et il ne craint pas qu'après cette victoire émotive de 12-9 en prolongation contre le Rouge et Or — qui a permis à trois de ses protégés, Philip Enchill, Byron Archambault et Louis-Philippe Simoneau, d'être nommés joueur de la semaine —, ses joueurs connaissent une baisse de régime.

«Je n'ai pas peur à un relâchement. Nos joueurs sont — physiquement et mentalenent — tellement forts que je ne pense pas que ce sera un problème. Mes joueurs, comme moi, sommes tellement curieux d'embarquer sur le terrain devant 5100 partisans qui, comme nous, n'aurons jamais vécu un match comme celui-là, que ça va énormément nous aider dans notre préparation.»

Un club imposant

Justement, la préparation sera cruciale, puisque la composition des Bisons ne ressemble en rien à ce que les joueurs des Carabins sont habitués et ils devront se préparer pour quelque chose qu'ils n'ont encore jamais vu cette saison.

«C'est une équipe très physique: je pense que leur ligne offensive à une moyenne de six pieds quatre, six pieds cinq et à peu près 310 livres, a fait remarquer l'entraîneur. Ils vont tenter d'établir leur jeu au sol. Ils ont un excellent receveur qui va probablement être repêché dans les deux premières rondes en 2015.

«Défensivement, c'est une équipe très active sur la ligne. C'est le prototype d'une équipe de l'Ouest canadien: ils sont gros, ils jouent un football physique avec une certaine attitude. Ce sera toute une bagarre sur la ligne de mêlée. Nous devrons la gagner si on espère sortir vainqueur de ce duel.»

Déjà mis en vente depuis samedi soirs, les billets pour le duel de samedi s'envolent à un bon rythme: 3200 ont déjà trouvé preneurs, alors que la capacité maximale du CEPSUM est de 5100 spectateurs.

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