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Le quota de capture du thon rouge revu à la hausse au grand dam des écologistes

17/11/2014 02:34 EST | Actualisé 17/01/2015 05:12 EST

Le choix d'une agence internationale de revoir à la hausse la limite de capture du thon rouge de l'Atlantique, une espèce menacée, déçoit une organisation environnementaliste basée à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Les membres de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique, qui se rencontraient depuis lundi dernier dans la ville italienne de Gênes, ont décidé de faire passer ce seuil de 1750 tonnes à 2000 tonnes l'an prochain et de maintenir ce dernier quota durant l'année 2016.

La coordonnatrice de la campagne marine du Centre d'action en écologie, Katie Schleit, a soutenu que cette augmentation, qui a reçu le soutien du Canada, va saper les efforts visant à favoriser le rétablissement de l'espèce.

Des scientifiques, qui ont surveillé les thons rouges dans la portion ouest de l'Atlantique depuis les années 1970, ont indiqué que la surpêche a fait chuter considérablement la quantité de poissons appartenant à cette espèce si bien que, durant les années 1990, il ne restait plus qu'un cinquième de la population originale.

À cette époque, des mesures strictes de conservation avaient été implantées.

Depuis ce temps, le peuplement a recommencé à croître pour atteindre environ la moitié de sa taille originale.

Un récent rapport de la Commission a, d'ailleurs, confirmé que la situation était bel et bien en train de s'améliorer.

Cependant, Mme Schleit a mentionné qu'un grand degré d'incertitude scientifique entoure les résultats apparaissant dans le document, ce qui explique, à son avis, pourquoi de nombreux défenseurs de l'environnement ont plaidé en faveur d'un gel de la limite de capture.

La chef de la délégation du gouvernement canadien, Faith Scattolon, a soutenu, pour sa part, que les autorités fédérales se sont fiées à la même étude.

Le document concluait que la population de thons rouges pourrait être maintenue dans la mesure où le quota de pêche n'était pas supérieur à 2250 tonnes.

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