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Des rebelles colombiens enlèvent un général; les discussions de paix suspendues

17/11/2014 10:20 EST | Actualisé 17/01/2015 05:12 EST

BOGOTA - Une vaste opération se poursuivait lundi pour tenter de retrouver un général colombien dont l'enlèvement étonnant par des rebelles de gauche a incité le président Juan Manuel Santos à suspendre les discussions de paix qui se déroulent depuis deux ans.

Le général Ruben Dario Alzate visitait un projet énergétique rural dans l'ouest reculé du pays, le long de la rivière Atrato, quand il a été capturé par des hommes armés dimanche. Deux autres individus qui l'accompagnaient ont aussi été pris en otage.

Un soldat qui a réussi à s'échapper a révélé que les rebelles sont membres du 34e front des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Les médias colombiens rapportent que c'est la première fois en 50 ans que les rebelles capturent un général.

Estimant que cet enlèvement est «totalement inacceptable», le président Santos a demandé lundi à ses émissaires de ne pas se rendre à Cuba pour la suite des pourparlers de paix. Il a prévenu que les discussions reprendront uniquement après la libération du général Alzate et des deux autres personnes.

Il a ensuite ajouté qu'il tient les FARC responsables de la vie et de la sécurité des trois otages. Le 34e front des FARC compte parmi les composantes les plus intransigeantes de l'organisation rebelle.

Les pourparlers entamés il y a deux ans n'ont accouché que de résultats modestes, notamment en raison de l'absence apparente de volonté de la part des rebelles de mettre fin aux attaques dans les secteurs où ils dominent toujours. Les FARC ont ainsi capturé deux soldats et tué deux autochtones au cours des derniers jours.

Plusieurs détracteurs conservateurs du président Santos lui reprochent d'être trop tolérant envers les rebelles.

Un porte-parole des FARC, à La Havane, a refusé de commenter la situation.

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