NOUVELLES

Décapitation de Peter Kassig: le Britannique Nasser Muthana pourrait figurer parmi les bourreaux de la vidéo

17/11/2014 07:46 EST | Actualisé 17/11/2014 07:46 EST

Un Britannique de 20 ans pourrait figurer parmi les jihadistes présents dans la vidéo du groupe Etat islamique (EI) montrant l'exécution sommaire de l'otage américain Peter Kassig et de 18 hommes présentés comme des soldats syriens, a affirmé dans le Daily Mail un homme disant être son père.

"Je ne peux pas être certain mais il ressemble à mon fils", déclare cet homme, Ahmed Muthana, 57 ans, à propos d'un des combattants de l'EI apparaissant, visage découvert, dans la vidéo.

Il s'agirait de Nasser Muthana, un étudiant en médecine de 20 ans originaire de Cardiff (Grande-Bretagne). Le quotidien britannique publie plusieurs photos extraites de vidéos de l'EI montrant le visage du jeune homme qui pourrait avoir été identifié par Ahmed Muthana.

LIRE AUSSI:

» Le jihadiste français Maxime Hauchard identifié dans la vidéo

"Il doit vivre dans la crainte d'Allah pour avoir tué", poursuit M. Muthana. Interrogé par le Daily Mail pour savoir s'il serait prêt à pardonner son fils, M. Muthana répond "non". "Soit il est fou, soit il y a quelque chose qui ne va pas", ajoute-t-il.

Le Daily Mail cite également Charlie Winter, un expert du centre de recherche Quilliam, confirmant que le jeune homme présent dans la vidéo "ressemble à Nasser Muthana".

Ce dernier aurait été rejoint en Syrie par son jeune frère Aseel, 17 ans, selon la BBC. "Je suis prêt à mourir", avait déclaré Aseel dans une interview en ligne avec la radio anglaise, et se disant indifférent à ce qu'on pourrait penser de lui dans son pays.

La vidéo diffusée par des militants du groupe Etat islamique montre la décapitation de Kassig - qui avait pris le nom d'Abdul Rahman après s'être converti à l'Islam - et celle de 18 autres hommes présentés comme des militaires syriens.

On y voit le même nombre de combattants de l'EI se saisir de couteaux avant de plaquer leurs victimes au sol et de les décapiter simultanément. Pour la première fois, elle montre les visages découverts des combattants de l'EI, dont certains ont un type asiatique ou européen.

Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a indiqué lundi qu'il existait "une très forte probabilité qu'un ressortissant français ait pu participer directement" à ces décapitations.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

L'État islamique en 7 points