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Comète: les scientifiques gardent espoir que la sonde Rosetta finisse par se réveiller

17/11/2014 01:14 EST | Actualisé 17/01/2015 05:12 EST
ESA via Getty Images
DARMSTADT, GERMANY - NOVEMBER 12: (EDITORIAL USE ONLY) In this November 12, 2014 handout photo illustration provided by the European Space Agency (ESA) the Philae lander (C) is pictured descending onto the 67P/Churyumov-Gerasimenko comet after a successful separation from the Rosetta probe. ESA will attempt to land the Philae lander onto the comet in the afternoon (GMT) of November 12 which, if successful, will be the first time ever that a man-made craft has landed onto a comet. The Philae lander, launched from the Rosetta probe, is a mini laboratory that will harpoon itself to the surface, though a problem with a gas thruster detected November 11 is making the outcome of the landing uncertain. (Photo ESA via Getty Images)

BERLIN - Les chances sont excellentes que l'atterrisseur qui s'est posé la semaine dernière sur une comète sorte de son hibernation à l'approche du Soleil, ce qui pourrait permettre la réalisation de nouvelles expériences scientifiques l'an prochain, ont estimé lundi les scientifiques responsables de la mission.

L'atterrisseur Philae est devenu la première sonde à jamais se poser sur une comète mercredi. Il a déjà envoyé vers la Terre des quantités énormes de données que les chercheurs commencent à peine à éplucher. On craignait toutefois que la mission ne prenne fin prématurément, puisque Philae s'est immobilisé à l'ombre d'une falaise.

Tout juste avant que sa batterie principale ne meure, les chercheurs de l'Agence spatiale européenne ont ordonné à Philae de se soulever de quelques centimètres et d'orienter différemment ses panneaux solaires — une manoeuvre ultime qui pourrait avoir porté fruit.

Le responsable de l'atterrisseur, Stephan Ulamec, s'est dit très confiant de voir Philae éventuellement se réveiller et les communications reprendre.

Cela pourrait se produire au printemps, quand Philae et la comète qu'il chevauche — nommée 67P/Tchourioumov-Guérassimenko — se rapprocheront du Soleil, ce qui permettra de recharger la batterie secondaire. Quelques jours d'exposition au Soleil devraient fournir assez d'énergie pour mener de nouvelles expériences, a dit M. Ulamec.

Avant de pouvoir dire avec certitude s'ils pourront éventuellement recommuniquer avec Philae, les scientifiques doivent tout d'abord déterminer avec précision à quel endroit sur la comète de quatre kilomètres s'est posé l'atterrisseur de la taille d'une machine à laver.

De nouvelles images diffusées lundi fournissent des indices à cet effet.

Les clichés en haute résolution captés par la sonde Rosetta, qui accompagne elle aussi la comète, montrent l'atterriseur descendant vers la comète, puis de nouveau après ses deux rebonds. Philae a rebondi quand les harpons qui devaient l'ancrer à la comète ne se sont pas déployés correctement.

Des scientifiques allemands ont révélé lundi que les données renvoyées par Philae montrent que la surface de la comète est beaucoup plus dure qu'on ne le croyait. La comète semble aussi contenir des quantités importantes de glace.

Les chercheurs attendent toujours de savoir si Philae a réussi à forer la comète pour en prélever un échantillon à des fins d'analyse.

Le matériel dont est fait la comète est demeuré essentiellement inchangé depuis 4,5 milliards d'années. Ces échantillons constitueraient donc une sorte de capsule temporelle que les scientifiques espèrent pouvoir examiner.

Ils croient notamment que la mission pourrait permettre de déterminer si les comètes ont contribué à l'apparition de la vie sur Terre.


Les photos prises par le robot Philea sur la comète


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