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L'exécution de l'otage américain Peter Kassig est un acte diabolique, dit Obama

16/11/2014 05:03 EST | Actualisé 16/11/2014 09:33 EST
The Independent /AP

Le groupe armé État islamique récidive et montre, encore une fois, toute l'horreur dont il est capable. Un autre otage, le travailleur humanitaire américain Peter Kassig, a été décapité.

Sur la vidéo d'une quinzaine de minutes, un bourreau affirme avoir décapité Peter Kassig, 26 ans. Les images montrent aussi l'exécution, particulièrement sanglante, d'un groupe d'au moins 18 hommes présentés comme des soldats syriens.

Les autorités américaines confirment l'authenticité de la vidéo.

En route vers Washington après sa participation au G20 de Brisbane, en Australie, Barack Obama s'est dit outré par l'annonce de la mort de Peter Kassig, qualifiant l'assassinat de « mal absolu (pure evil) ».

« Actes barbares »

La Grande-Bretagne et l'Australie ont aussi vivement réagi à cette nouvelle exécution. « L'EI est une secte de la mort dont les gestes sont absolument barbares et les décapitations semblent devenues leur marque de commerce », a dénoncé le premier ministre de l'Australie, Tony Abbott.

Horrifié, François Hollande a pour sa part réitéré l'importance de poursuivre les frappes contre l'EI. « Nous continuerons ce combat. Ce combat il est pour l'humanité par rapport à des barbares qui commettent des crimes contre l'humanité. »

Dans une déclaration écrite, les parents de Peter Kassig ont dit souhaiter que la mémoire de leur fils soit honorée et qu'on se souvienne de lui pour son travail humanitaire « et non pour ce que ces bourreaux lui ont fait subir ».

Converti à l'Islam, Peter Kassig travaillait en Syrie depuis 2012. Il a été enlevé un an plus tard.

Il est le cinquième otage occidental à être décapité par les combattants du groupe armé État islamique depuis le mois d'août, après les Américains James Foley et Steven Sotloff, les Britanniques David Haines et Alan Henning , ainsi que le Français Hervé Gourdel.

À la fin de la vidéo, les combattants de l'EI promettent d'autres exécutions, cette fois en sol américain.