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Le candidat libéral David Bertschi exclu de l'investiture d'Ottawa-Orleans

16/11/2014 08:25 EST | Actualisé 16/01/2015 05:12 EST

OTTAWA - L'ancien candidat à la chefferie du Parti libéral David Bertschi s'est fait dire qu'il ne pourra pas briguer l'investiture libérale de la circonscription d'Ottawa-Orleans, laissant ainsi la voie libre au candidat vedette de Justin Trudeau, le général à le retraite Andrew Leslie.

M. Leslie, qui agissait comme conseiller du parti en politique étrangère, est désormais le seul candidat déclaré dans la course, en vue de la prochaine élection fédérale l'année prochaine.

M. Bertschi, qui s'est présenté à Orleans en 2011, a informé ses partisans dimanche, par courriel, que sa candidature avait été bloquée, les invitant à contester cette décision.

«Nous vous encourageons tous, peu importe qui vous appuyez, à demander au Parti libéral que le prochain candidat soit choisi en fonction du mérite», a-t-il souligné.

Il a précisé qu'on lui avait énuméré les raisons de son exclusion, mais elles seraient toutes fausses, selon lui. Il n'a pas mentionné concrètement quelles étaient ces explications.

M. Bertschi avait déjà été averti, comme tous les autres candidats défaits lors de la course à la chefferie, qu'il ne pourrait pas se présenter à l'investiture s'il n'était pas en mesure de prouver ses progrès pour réduire ses dettes, qui s'élèvent à 150 000 $.

Des sources à l'interne ont indiqué que les dettes de M. Bertschi expliquaient en partie son exclusion. L'ex-candidat aurait aussi omis d'informer le parti d'une poursuite pour diffamation qu'il a intentée en 2013 contre un site américain à «potins». Il avait finalement abandonné ses démarches.

M. Bertschi croit toutefois que la décision du parti, qui lui a été communiquée par les directeurs de la campagne nationale Katie Telford et Dan Gagnier, s'explique simplement par la volonté du chef d'imposer son candidat.

«C'était une décision purement politique qui est venue directement du haut et non de la présidence responsable des candidats à l'investiture, connue sous le nom de "Comité du feu vert"», a-t-il écrit.

L'ancien candidat libéral, qui parle d'un geste «brutal en coulisses», a initié une pétition en ligne pour demander à son parti de rétablir un processus d'investiture ouvert à Orleans.

Dimanche soir, un peu plus d'une centaine de personnes avaient signé le document.

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