NOUVELLES

Le général de l'armée américaine rend visite aux troupes en Irak

15/11/2014 10:01 EST | Actualisé 15/01/2015 05:12 EST

BAGDAD - Le plus haut dirigeant de l'armée américaine est arrivé de façon imprévue en Irak samedi, sa première visite depuis le début des opérations aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis contre le groupe armé État islamique (ÉI).

Jusqu'à maintenant, la visite a amené le général à discuter avec l'ambassadeur américain en Irak, Stuart E. Jones, et le premier ministre, Haider al-Abadi.

La télévision irakienne a mentionné la rencontre du général américain avec le premier ministre irakien, mais n'a pas donné de détails.

Le porte-parole du général Dempsey, le colonel des forces aériennes Ed Thomas, a expliqué que le général planifiait une visite en Irak «pour avoir un regard direct sur la situation, recevoir les rapports et mieux voir comment la campagne progresse».

La veille de son arrivée, les forces irakiennes ont fait un gain important en faisant reculer les forces du groupe ÉI d'une ville pétrolière stratégique au nord de Bagdad. Samedi, la télévision d'État irakienne a rapporté que les forces armées gouvernementales étaient en plein contrôle de la raffinerie, la plus grande d'Irak.

Deux jours plus tôt, le général Martin Dempsey, président du Comité des chefs d'États-majors interarmées, disait devant le Congrès que les États-Unis considéraient déployer un nombre raisonnable de soldats pour prêter main forte à l'armée irakienne au sol.

L'armée et les forces de la sécurité irakiennes, formées par les États-Unis au coût de milliards de dollars, se sont grandement affaiblies devant l'offensive spectaculaire du groupe extrémiste État islamique qui, cet été, a pris le contrôle d'une grande part du nord et de l'ouest de l'Irak, y compris de Mossoul, la seconde plus grande ville du pays.

Jeudi, Martin Dempsey a affirmé que les forces irakiennes avaient repris le dessus, bien qu'il faudra des opérations plus complexes pour rentrer à Mossoul ou restaurer la frontière avec la Syrie.

Il a aussi dit au comité des services armés (US House Armed Services Committee) que les États-Unis ont un impact modeste en Irak en ce moment, et que «toute expansion resterait tout aussi modeste».

Il a assuré ne pas voir comment il serait dans l'intérêt américain de prendre la responsabilité de la lutte en déployant beaucoup d'effectifs.

PLUS:pc