POLITIQUE

Stéphane Bédard vante les vertus d'un Québec souverain et homogène

14/11/2014 04:00 EST | Actualisé 14/11/2014 04:01 EST
PC

Parce qu'il est «homogène», le Québec serait à l'abri des débats de société déchirants une fois souverain, pense le chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard.

Le leader péquiste a livré ce plaidoyer vendredi à l'occasion d'une interpellation portant sur les «avantages de la souveraineté» à l'Assemblée nationale.

M. Bédard a cité en exemple la Norvège, le Danemark et la Belgique, des «petits pays» qui tirent leur épingle du jeu sur la scène internationale «parce qu'ils sont plus homogènes».

À son avis, un Québec libéré du régime fédéral canadien serait une société «plus soudée», parlant d'une seule voix en faveur de «l'économie verte», de l'électrification des transports, de la politique familiale et du développement régional, entre autres.

Les propos de M. Bédard ont fait bondir le leader parlementaire libéral Jean-Marc Fournier, qui a accusé le leader péquiste de prôner «l'homogénéité» de la société québécoise.

En point de presse au terme du débat en Chambre, le député de Saint-Laurent a dit comprendre des propos de M. Bédard un «refus de la pluralité et de la diversité», qui annonce, selon lui, le retour sous la férule péquiste de la «charte de l'exclusion».

M. Bédard s'est défendu en disant que le Québec n'était pas homogène sur le plan ethnique mais plutôt homogène sur le plan des «choix collectifs», comme la protection de l'environnement ou le contrôle des armes à feu.

L'interpellation sur la souveraineté a par ailleurs donné lieu à un petit coup d'éclat de la part de la Coalition avenir Québec. Le député Benoît Charette, qui représentait son parti, a quitté son siège peu après le début de la séance, prétextant avoir mieux à faire que de discuter pendant deux heures d'un projet hypothétique largement abandonné par les Québécois.

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