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Murray, Maatta et Jeanneret prouvent que la LNH doit aussi vaincre le cancer

14/11/2014 05:54 EST | Actualisé 14/01/2015 05:12 EST

TORONTO - À chaque année, les arénas de la Ligue nationale sont truffés de réclames publicitaires de couleur lavande et des messages tournent en boucle à la télévision et sur les écrans géants pour faire la promotion du mouvement «Le hockey pour vaincre le cancer», une campagne de sensibilisation et de levée de fonds.

Au cours du dernier mois, alors que la campagne battait son plein, le cancer a occupé l'avant-scène du hockey. Le défenseur des Penguins de Pittsburgh Olli Maatta a récemment été opéré pour qu'on lui retire une tumeur maligne à la glande thyroïde; le descripteur des matchs des Sabres de Buffalo Rick Jeanneret a annoncé la semaine dernière qu'il est en rémission de son cancer de la gorge; et jeudi soir, le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Bryan Murray, a révélé qu'il est atteint d'un cancer du côlon de stade IV.

Lors de la soirée que les Sabres ont dédié à la campagne, le 7 novembre dernier, le directeur général Tim Murray a rendu hommage à son oncle. Dans un message vidéo, il a déclaré: «Je suis Tim Murray, directeur général des Sabres de Buffalo, et je me bats pour Bryan Murray».

Le monde du hockey est dans le coin de Murray depuis l'été dernier, quand les Sénateurs ont annoncé qu'il souffre d'un cancer nécessitant des traitements immédiats. Au cours d'un entretien avec le journaliste de TSN Michael Farber, Murray a expliqué «qu'il n'y a pas de guérison possible pour moi à ce stade-ci» et qu'il espère que la chimiothérapie lui donnera plus de temps.

Âgé de 71 ans, Murray a rappelé aux hommes l'importance de subir une colonoscopie, ce qui aurait permis qu'on découvre plus tôt son cancer. Farber, lui-même en rémission d'un cancer depuis 2011, a déclaré que la réponse à cet entretien avait été très gratifiante.

«Le plus beau message que j'ai reçu a été celui d'un type qui m'a dit: 'Ouais, je viens juste d'appeler pour une colonoscopie, a-t-il raconté. Peut-être qu'au bout du compte, on en tirera quelque chose de positif.»

La tumeur de Maatta a été découverte lors de l'examen médical de routine avant le camp d'entraînement. Il a été en mesure de jouer jusqu'à l'opération, le 4 novembre, et il était de retour à l'entraînement cette semaine.

Il y avait 85 pour cent des chances pour que la tumeur soit maligne. «Elle l'était, a tout bonnement dit le défenseur de 20 ans. Mais vous savez quoi? Je m'y attendais. Ça ne change rien.»

Après l'opération, les Penguins ont indiqué qu'il serait absent pour quatre semaines. L'entraîneur-chef Mike Johnston a déclaré jeudi que le Finlandais serait de retour dans cinq ou six jours.

Au cours de l'été, Jeanneret a été diagnostiqué d'un cancer de la gorge et l'homme de 72 ans, à la description des matchs des Sabres depuis 1971-72, a dû prendre une pause.

Jeanneret a pris part à une mise au jeu protocolaire en compagnie du légendaire quart des Bills de Buffalo Jim Kelly, qui est aussi en rémission, la semaine dernière, au First Niagara Center. C'est à ce moment qu'il a annoncé qu'il n'y avait plus de trace de cancer dans son organisme. L'équipe a du même souffle annoncé qu'il serait de retour en ondes dès samedi, pour décrire la première période du match contre les Maple Leafs de Toronto.

«C'est le temps de progressivement retourner au travail, a déclaré Jeanneret par communiqué. Mes médecins m'ont dit que je suis en rémission et je me sens suffisamment bien pour retourner sur la galerie de presse, même si ce n'est que sur une base limitée pour l'instant.»

L'attaquant Wayne Simmonds, des Flyers de Philadelphie, a quant à lui profité de la campagne pour raconter à quel point le décès de sa grand-mère, qui a succombé à un cancer du sein en 1995, l'avait affecté. Dans un essai publié dans Sports Illustrated, il raconte pourquoi il porte toujours une casquette des Blue Jays, un lien que le Torontois partageait avec sa grand-mère.

«Nous voyons toutes sortes de personnes combattre le cancer, même de jeunes enfants, a-t-il écrit. Ça me permet de prendre un peu de recul et de réaliser que gagne ou perd, comparé à ce que ces gens vivent, je ne fais que jouer au hockey.

«Je suis chanceux de faire ce que j'aime à tous les jours. C'est beaucoup plus facile d'encaisser un double échec dans le coin de la patinoire que de se trouver à l'hôpital à lutter pour sa vie.»

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