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Le sommet du G20 débute en Australie dans une atmosphère tendue

14/11/2014 08:18 EST | Actualisé 14/01/2015 05:12 EST

BRISBANE, Australie - Stephen Harper et les autres leaders du G20 ont entamé leur sommet annuel à Brisbane, en Australie, dans une atmosphère tendue dominée par la colère de l'Occident envers le président russe Vladimir Poutine.

Le premier ministre canadien n'a pas mâché ses mots lorsqu'il l'a croisé.

Le porte-parole de M. Harper, Jason MacDonald, a indiqué que son patron s'entretenait avec un groupe de dirigeants, samedi matin, au moment où le chef du Kremlin s'est approché en lui tendant la main.

Le premier ministre a alors laissé entendre qu'il n'avait pas tellement le choix de lui serrer la pince mais il en a profité pour lui dire qu'il devait coûte que coûte «retirer les troupes russes de l'Ukraine».

S'il faut en croire M. MacDonald, la réaction de Vladimir Poutine n'a pas été tellement positive.

Il n'a, cependant, pas fourni davantage de détails à ce sujet.

M. Harper était arrivé de Nouvelle-Zélande vendredi soir et il avait confié à la presse qu'il partageait l'avis de son homologue australien Tony Abbott, pour qui la rencontre devait porter sur les questions économiques.

M. Abbott réclame ainsi de ses collègues du G20 qu'ils déboursent jusqu'à 2000 milliards $ US pour stimuler la croissance au cours des prochaines années.

Quant au premier ministre canadien, il dit toutefois s'attendre à ce que le récent accord climatique entre les États-Unis et la Chine fasse lui aussi l'objet de discussions entre les dirigeants des principales économies mondiales.

De nombreux écologistes ont réclamé que la question de l'environnement apparaisse à l'ordre du jour de la rencontre et le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, est même allé jusqu'à dire qu'il devait s'agir d'une priorité pour les chefs d'État et de gouvernement réunis en sol australien.

«Les changements climatiques constituent un enjeu de premier plan de notre ère. Il serait donc naturel que les dirigeants du G20 y portent nettement plus attention», a-t-il déclaré.

En y allant de cette sortie, le secrétaire général relayait un message largement entendu dans les rues de Brisbane.

De nombreux militants ont choisi de s'y retrouver pour y tenir des marches et des rassemblements généralement pacifiques pour demander des actions en lien avec le réchauffement de la planète.

Ceux-ci côtoient des gens qui défendent des causes bien différentes. Par exemple, une centaine d'anciens prisonniers politiques et certains de leurs partisans sont également sur place pour exiger que de nombreux décideurs réunis autour de la table au sommet du G20 exercent de la pression sur leurs interlocuteurs chinois pour qu'ils mettent un terme à l'occupation du Tibet.

Les divers manifestants sont étroitement surveillés par les forces de l'ordre qui cherchent à éviter qu'il n'y ait du grabuge. Par le passé, certaines rencontres du G20 ont donné lieu à des affrontements importants. Toronto n'y avait pas échappé il y a quatre ans.

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